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Amour Spaghettis Musique et Cosmoparticules

 

 

 

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Avant de lire

De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Aujourd'hui, on étudie un nouveau sophisme " Travailler plus pour gagner plus ".
 
Cette affirmation vaseuse est formellement contredite à la fois par la petite réalité quotidienne et par la grande histoire. J'en apporte ici la preuve formelle.



La forme même des pyramides d'Egypte, nous révèle que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.

 
J'ai un pote, sa carte d'électeur, il l'a cramé devant mes yeux. Pour une histoire de lingerie, de soutifs, de bonnets blancs, tout ça. Dans un sens, il a pas tort...
publié dans : Un jour, un proverbe ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
 
undefinedJe consens librement que c’était le temps où on créait encore un peu de révolution. Aujourd’hui, selon une note de la Commission des finances de l’Assemblée, c’est la créativité fiscale qui « s’accélère  », six nouvelles taxes ont vu le jour lors de l’actuelle législature. Et sept... en sept mois, si on compte la franchise médicale. Comme les sept plaies de l’Egypte, mais en plus sec, sans la pluie de grenouilles. Un véritable millefeuille fiscal à la crème d’énarque.
 
La commission précise « La vitesse de création de nouvelles taxes s’est accélérée au cours de la douzième législature » (2002-2007) et « plus encore », au début de la législature actuelle. Ca tient de la comète, cette histoire ! Pour les amateurs de détail, les nostalgiques et les masochistes, vous trouverez le détail de la Déclaration des droits de l’homme ici et des nouvelles taxes .
 
Sans parler des projets fumeux partis en volutes, la taxe sur les bières fortes, sur les mobile homes (rien n’interdit de cumuler, bien entendu), celle sur les nuits d’hôtels, la taxe « télévision du futur » (2 % sur les revenus publicitaires des services en ligne de vidéos) et ceux dont on ne sait pas très bien s’ils sont définitivement abandonnés ou plus simplement remisés à l’après-municipales, comme la taxe sur les boissons sucrées (supprimée en novembre 2007, puis ressuscitée, avec rapport à suivre attendu par Eric Woerth fin juin 2008), la taxe carbone, et autres rumeurs persistantes d’augmentation de la CSG ou de création de la TVA sociale (c’est le coeur d’un débat cornélien opposant la commission des Affaires sociales, qui préfère la CSG et celle des Finances, adepte de la TVA sociale). N’en jetez plus la cour est pleine !
 
Certes, certaines impositions ont été supprimées mais comme le pointe la Commission des finances « dans la quasi-totalité des cas en faveur des entreprises, en particulier du secteur financier ». Sans parler du fameux « bouclier fiscal », si prestement déposé aux pieds des plus riches par notre Vercingétorix national.
 
Avec un taux de prélèvements obligatoires de 44,5 % du PIB en 2007, on atteignait déjà un monument d’inquisition fiscale. Avec l’empilage incessant de nouvelles taxes, conjugué à la contraction du PIB en 2008, on confinera bientôt à l’Himalaya.
 
Va-t-il s’arrêter en chemin, notre Nicolas de Torquemada présidentiel qui professait lors de sa campagne « La baisse des prélèvements obligatoires, c’est une priorité pour moi (...) Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français » (A vous de Juger - France 2 - 08/03/07) ? Y a-t-il seulement un fond aux précipices budgétaires, une orée au maquis fiscal de la confrérie, une sainte cathodique et apocalyptique du chanoine Sarkozy ?
On peut toujours rêver ! D’un côté, le discours politique, la « revue générale des prélèvements obligatoires » confiée à Christine Lagarde. De l’autre, les besoins nouveaux, les déficits qui filent, la voie d’eau budgétaire et son colmatage brèche à brèche, par mille insignifiantes rustines de prélèvements ciblés, chirurgicaux, vaudevillesques. C’est de la fiscalité Labiche ! En moins rigolo et en beaucoup plus usant.
 
C’est qu’il en faut toujours plus pour financer les élucubrations. On supposait notre président momentanément empêtré, freiné par les municipales, emberlificoté dans les sondages, troublé par le ralentissement de la croissance, voire emmitouflé dans ses amours. Que pouic ! Il donne au contraire l’impression de se démultiplier, ici chenille, là papillon, énormément gaillard... Il virevolte, chaque jour plus baudruche de vilains souffles inspirateurs, ceux de Minc, d’Attali, ces modernes Bouvard et Pécuchet, furieuses vapeurs à désastres et impeccables conseillers du chaos ordinaire.
 
Pour preuve, la huitième merveille : le récent projet de taxer les fabricants d’appareils « susceptibles de recevoir la télévision », téléviseurs, ordinateurs, téléphones mobiles, etc. qui, rappelons-le, alimentent déjà la « copie privée » et l’écotaxe, ainsi que, de façon soi-disant « infinitésimale », les fournisseurs d’accès à internet et les opérateurs de téléphonie. Que de grasses vaches à lait !
Tout ce fatras pour compenser le manque à gagner (estimé à 1,2 milliard d’euros selon France Télévisons) consécutif à la suppression de la publicité sur l’audiovisuel public, ultime éclat (cela ne figurait même pas dans son programme), d’un phare républicain frappé de fulgurite aiguë. Ah, que faisons-nous dans cette galère et si loin des côtes ?
 
Seulement voilà, de nos jours toute critique devient difficile. Anti-sarkozysme rime avec opportunisme, quand ce n’est pas avec stalinisme. C’est devenu ringard, dépassé, paléontologique... fossile en somme. Je me mets donc à la mode et le défends.
Au fait, quels sont ces serpents qui sifflent sur Sarko ? Comment de misérables lampions du bal des aigris pourraient-ils prétendre à la lumière ? Au nom de quelle légitimité oseraient-ils contester notre omniprésident, se muer en hystériques charognards, éperdus de cabales, ivres d’enragés procès staliniens contre celui qui dit ce qu’il veut et fait ce qu’il dit ?
Mille spaghettis... Trop c’est trop ! Veux-tu, sombre rebelle, qu’on te fasse passer le goût de la fièvre éruptive ? Veux-tu finir, grésillant lardon, dans la carbonara de Carla ? Au fût, vendangé, mi-Bouygues mi-raisin ? Veux-tu mijoter à vie, Bolino chez Bolloré ? Que Lagardère vienne à ton toit ? Et pas qu’en parabole ? Bouzigues ! Qu’est-ce que ce vent mauvais de rébellion qui souffle en ce moment sur la Francozie ? Un peu de retenue... Contrairement à la brosse à reluire, la démocratie n’ouvre pas tous les droits.
 
Bah ! A défaut d’être lucioles, restons lucides, nous en avons pour quatre ans. Et encore... à condition qu’une alternative crédible au déséquilibre actuel finisse par voir le jour. D’ici-là, nous pouvons bien vasouiller, lanterner aux urnes, nous perdre en chichis malicieux, manifestations raciniennes, glisser en dérobades mélancoliques, nous ballonner de ressentiments, finir en dyspepsies nerveuses... en flatulences. C’est salutaire et pour ainsi dire... encouragé par le régime !
En contrepartie, il faudra tout gober, financer le mini-traité, les cabrioles, la civilisation, la dixième croisade, les sectes, l’alpha, l’oméga, la Rolex et le reste. Amen ! Si on n’y prend garde, un jour, on finira par financer la guerre, une fois réinjectés à l’insu de notre plein gré dans le commandement intégré de l’Otan... Et nos forces héroïquement projetées sur les théâtres extérieurs, Iran, Afghanistan, Syrie... à la botte de l’alliance. Richard III, j’ai vu que ton armée recrutait dur à la mi-temps des matchs de foot. Gare aux retrouvailles avec le comte de Richmond, dans les champs de Bosworth.
 
Résolus à payer, c’est là qu’on nous veut. Un point, c’est tout ! Il nous faut cracher aux pastilles vertes, lâcher notre dur aux disques, notre mou aux mollusques, avaler des couleuvres, que dis-je, des boas... énormes, genre constrictors. Et sans moufter... en souriant, avec délectation. Bercy beaucoup ! Butés bougres et bien contents encore, si après avoir changé nos mauvaises habitudes de consommation, tâté un peu du cyclo-pousse, on n’a pas à cantiner notre pitance.
 
Réjouissons-nous, on aura les taxes les plus subtilement exquises, les plus sophistiqués des prélèvements collatéraux, les plus complexes astucieux impôts excogités par nos plus retors jouissifs énarques. Et dans la ouate... sans piper mot. En plein ouragan budgétaire, le sage sait bien qu’il ne doit pas ouvrir la fenêtre... car le volet fiscal, c’est garanti dans le nez qu’il le prendrait.
Six mois, six taxes et pas un rond dans les caisses, « six feet under » en somme. Va comprendre Charles !
 
Comme le dit le proverbe japonais « Pour qu’il y ait tant de glands dans la forêt, il faut bien qu’on y trouve un ou deux chênes ». Assurément, on a trouvé le nôtre. Les chiens aboient, la clarinette passe. Fin des agapes, c’est nous qui régalons... Patron, un millefeuille et l’addition !

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undefinedTel le sage montrant la Lune, notre président nous présente chaque jour une nouvelle facette de sa politique de civilisation. L’idiot, lui, ne regarde que son pouvoir d’achat et, au mieux, voit... la Rolex.
 
Faut dire qu’en ce moment, à l’open Gaz de France, les bourdes pleuvent dru. Gravelotte et tapioca ! Le Français moyen, cataleptique, acculé au fond du court, ça lui arrive dessus comme des premières balles de Jo Wilfried Tsonga. A plus de 230 km/h ! Gare aux missiles ! Une envie incoercible de filer se planquer sous la bâche. La France est aux abris.
 
Avouez que, dans ces conditions, il est malaisé de monter au filet... On peine à renvoyer la balle, Dieu à toutes sauces, bourrage de compassion dès le plus jeune âge. Le curé et l’imam siègent loin au-dessus de l’instituteur, vilain gauchiste à qui on va montrer la voie de la rédemption à coup de lecture forcée de lettres de Guy Moquet et de compassion historique impeccablement ciblée. C’était nul, réjouissons-nous... ça devient morbide. De Riyad aux agapes (Agapē du grec γάπη) du CRIF, on aura donc tout entendu, lu et surtout vu...
 
A défaut de notre pouvoir d’achat, tachons au moins d’épargner nos enfants ! Un peu de dignité, tout de même. Que le fait historique soit enseigné par les professeurs, c’est le cas et c’est normal. Mais la « gouvernance émotionnelle », on peut l’épargner à des gamins de 11 à 12 ans. Et depuis quand les programmes scolaires sont-ils du ressort de l’Elysée. Même Xavier Darcos reconnaît que c’est peut-être « un peu trop normatif  ». Moi j’aurais ajouté anxiogène. Et ça durerait pendant combien de temps ce portage ? Combien de générations vont-elles devoir adopter une victime de la Shoah (hébreu : השואה) ? Une ? Quatre ? Cent ? Toutes jusqu’à la fin des temps ? Au titre de quelle vision politique ferait-on endosser à nos enfants les pages les plus sombres du passé. En sortiraient-ils plus forts ? Mieux armés face aux enjeux de la mondialisation. J’en doute.
 
L'instrumentalisation des communautés, l'idéologie victimaire, servent-elles ces mêmes communautés ? Où ne conduisent-elles qu'à une forme d'exaspération populaire qui va à l'encontre de leurs intérêts ? L'appel incessant au devoir de mémoire, à la Shoah sont-ils encore aujourd'hui les meilleures armes contre l'antisémitisme ? J'en doute également, au vu de la polémique qui a suivi les déclarations de Nicolas Sarkozy et de réactions comme celle de Simone Veil.
 
Pas un jour que notre sage national ne nous montre la Lune... sous toutes les facettes ! Une approche chaque jour plus spéciale de la laïcité... L’impétueuse nécessité de sucrer 800 millions d’euros de publicité à la télévision publique pour les répartir chez ses amis du privé... Un fulmineux projet d’Union méditerranéenne dont personne, à commencer par les intéressés, ne veut. Un Grenelle de l’environnement sans suite faute de financement. Un plan « Espoir banlieue » basé sur la méthode Coué et ce très anglo-saxon slogan qui chaque matin engorge ma boîte mail « Enlarge your police ». Une politique économique qui vire au vinaigre, des déficits publics qui filent, une fracture sociale qui se creuse. C’est cela, la réalité de nos jours.
 
Certes, il se peut qu’elle soit là, la Lune, tout en haut. Mais pendant ce temps, le RMIste voit le salaire du président multiplié par 3 en 2007, comme celui des patrons du CAC 40, le travailleur à 1 000 euros nets mensuels dort dans sa voiture et ne peut voir le ciel, le petit porteur regarde les milliards partir en fumée sur les marchés financiers, la ménagère cherche désespérément une place sur le parking du Leader Price, l’étudiant scrute son découvert bancaire et le retraité l’arrivée de sa maigre pension. C’est totale incompréhension... forcément.
 
En haut lieu, on tente désespérément de faire comprendre au peuple français le commencement d’une amorce d’esquisse de sens dans le fatras d’idées qui volent bas sur la Sarkozie. Perseverare diabolicum ! Mais comment expliquer la logique ? A l’Elysée, c’est la valse des priorités, bientôt celle des ministres. A l’UMP, au PS, au Modem, c’est celle des étiquettes, le grand mélange des genres à l’approche des municipales. Cependant, dans les foyers, la seule valse des étiquettes qui inquiète, c’est celle des prix. L’explication n’est pas gagnée, car chacun son urgence, sa priorité, sa famille, son petit moi. Les temps sont durs... C’est humain !
 
Bah ! Rassurons-nous, comme disait récemment André Daguin, "Toutes les idées en l’air finissent par retomber un jour". Ainsi, quatre années finiront bien par passer. D’ici là, même en abusant de substances psychotropes et interdites, on ne va pas rire tous les jours... Mais que voulez-vous y faire ? Envoyer un SMS à Chirac pour lui dire « Si tu reviens, on annule tout  » ? Ce n’est plus possible, pas souhaitable non plus, diront certains.
 
Je ne voudrais pas finir sur une note aussi sinistre qu’un sondage présidentiel, une peinture de notre pays plus catafalqueuse que la tête de l’imam Kerviel surpris en train de piller le nourrain de la mosquée générale. Depuis le début de l’ère Sarkozy, le sage n’a pas vraiment réussi à nous montrer la Lune. Ce n’était pourtant pas faute de nous la promettre. Toutefois, la France est terre de paradoxe... La preuve ? Quand c’est la femme du sage qui montre la Lune, l’idiot... la regarde. Non ? C’est pas un bon début, ça ?

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D’ordinaire, dans la profession de « top gun », le parachutage suit l’éjection undefineden plein vol. C’est cependant l’inverse qui s’est produit, à Neuilly sur scène, pour un David Martinon aux faux airs de Val Kilmer. Prélude original à une chronique iconoclaste de la France contemporaine.
 
Quel embrouillamini sur Seine ! Tel son père, lâchant jadis Chirac pour Balladur puis Balladur pour Chirac et plus récemment les français pour les hautes sphères des puissants, des riches et autres mélomanes, Jean Sarkozy aiguise son sens politique dans le rôle, certes modeste, du félon municipal de Sarkoville.
 
Sans le moindre grincement de pêne, Jean Sarkozy fait sauter le petit loquet Martinon. Tel Judas, il le met à la porte (pardonnez moi si parfois j’ai l’ironie un peu… lourde). Le fils présidentiel débine le chouchou de l’ex première dame, candidat aussi putatif qu’empirique à la mairie de Neuilly, frappé de la double tare d’avoir jadis été favori de Cécilia côté cour et d’être, dans l’instant et côté jardin, médiocrement perçu dans les sondages.
 
Oh quelle fine leçon de politique ! Quelle promptitude ! Quelle spontanéité dans la trahison ! Girouette, pirouette et pour des cacahuètes ! A ce niveau, on confine à l’art. Et quel cruel sacrifice… l'anéantissement d’un ami. Pensez donc !
Saura-t-on jamais si cette décision fut inspirée par un « Quelqu'un m'a dit » soufflé à l’oreille d’un fils indécis et trop scrupuleux à l’orée de sa vie politique ? Ou bien si elle est déjà la manifestation d’un penchant atavique pour cette forme absolue et héroïque de partage et d’abnégation du moi qui tient lieu, au sein du clan Sarkozy, d’engrais pour le développement régulier d’une stature politique de premier plan ? Après tout, si comme le père l’affirme on peut « naître pédophile », alors pourquoi, oserai-je vous demander, ne naîtrait-on pas félon ? Hein ! Pourquoi ? Quand il y a des gênes…
 
undefinedQu’importe ! Pour le sympathique Jean c’est, pour ainsi dire, le salut par la gnose. Pour le soldat David, déjà traité d’idiot par le père, c’est la deuxième lame, le « tu quoque fili » imparable avant la dégringolade en oubliettes. Pauvre Martinon… Et on n’a même pas eu la délicatesse de le démettre de ses fonctions Elyséennes ? On attendra le prochain remaniement. A peine a-t-on épargné au porte-parole la honte d’avoir à annoncer lui-même l’éviction du candidat et les affres d’un voyage en Guyane qui, au vu du contexte, lui aurait immanquablement donné des cauchemars de bagne.
 
Ah Neuilly sur scène… Son univers impitoyable ! Ce matin, une folle excitation règnait parmi les habitants de ce quartier sensible, plus habitués au subtil parfum du patchouli qu’au nauséabond remugle des latrines électorales. Dans le ghetto du neuf carré, pré carré des Sarkozy, de zibelines en visons ce n’était plus que forts frissons, longs frémissements de frou-frous et demis soupirs sous mantilles et manteaux de cachemires. Bref, ça gloussait dur.
 
Imaginez un peu les têtes de Neuilléens (je ne suis pas sûr de l’orthographe de la fin du mot) ! C’est que dans leur royaume, depuis fort fort lointain, elles sont rares les franches occasions de frivolité électorale. Autant que les opportunités de s’élever au-dessus de la morne banalité d’un monde de nantis. Ah que l’on doit se sentir exalté, le coeur à la renverse et l’âme comme projetée à des années-lumière de la pénibilité d’un marché Windsor où on avait finit par se résigner à ce que le prix du kilo de poireaux rivalise sans fard avec une perte de trading de la Société Générale. J’en tressaille…
 
Et que dire de cette lettre de Jean Sarkozy adressée aux Neuilléens et dont je ne peux résister à vous citer un passage « Guidés par le sens de nos responsabilités à votre égard, nous avons considéré, en notre âme et conscience, que nous devions vous proposer un large rassemblement, ouvert à toutes les sensibilités ». Un large rassemblement qui commence tout de même… par un petit démembrement. Quoi de plus naturel !
 
Mais prends garde, candidat ! Car un pastis à Neuilly, en terre séculaire du charme discret de la bourgeoisie et de l’UMP, ça fait bastringue… Comment le président, fin renard de la politique n’a-t-il pu voir venir et régler la chicane qui couvait depuis un moment entre son porte-parole et… son propre fils. Bizarre, sur ce coup, il est singulièrement aux abonnés absents, Nicolas.
 
Parce que c’est fatras cette affaire… C’est Clash pire que cent dix mille « Rock the Casbah »… Et puis, imaginez que ça donne des idées à d’autres. Tiens, François Lebel (l’homme qui a uni le couple présidentiel), maire sortant du VIIIe arrondissement et candidat dissident face à Pierre Lellouche, a demandé à l’UMP de lui restituer l’investiture, dans la foulée de « l'affaire de Neuilly ». Grosse colère de Lellouche qui reçoit aussitôt le soutien inconditionnel de Patrick Devedjian. Et à Neuilly, le dissident non UMP Fromentin reçoit le soutien de l’UMP alors que l’UMP Teullé, ex colistier investi UMP et traître à Martinon, crée sa propre liste dissidente. Gros désordre dans la maison bleue. A quand la débandade générale ?
 
Suite à « l’affaire de Neuilly », Nicolas Sarkozy, lui même crédité de sondages aussi catafalqueux que la tête de l’immam Kerviel surpris en train de dévorer le petit cochon dans la Mosquée Générale, est ressorti berzingue de sa boite de Pandorre. Délaissant sa dulcinée, il a surgi du (chapeau) claque à la vitesse d’un lapin Duracell shooté aux amphétamines pour, une fois de plus, enfourcher son plus fidèle destrier : le JT de 20 heures.
 
Tiens ça me rappelle ma jeunesse, quand on chantait : « Un cavalier, qui surgit hors de la nuit et court vers la mésaventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épais, d'un Z qui veut dire Zéro ». Pardonnez si la mémoire me fait parfois des faux.
 
Dimanche soir, la cravate un peu de travers tout de même, il s’est fendu d’un discours magistral pour dégoiser à une majorité de couillons s’étant opposés au traité Européen, fut-il bénéfique, mini ou de Lisbonne, qu’il avait gagné… son pari de passage en force. Je sais bien que la mode n’est pas aux SOS, et encore moins aux SMS, mais j’ai du mal à comprendre l’intérêt de jeter ce kokorikesque message à nos faces plutôt qu’à celles des collègues chefs d’états européens avec lesquels il avait parié ? Serait-ce un autre écran de fumée ?
A force de chercher à reprendre la main par des contre-pieds dignes de son compatriote Puskas (dit le major galopant), Little Miss Sunshine va finir par se prendre les nougats dans la descente de lit. Parfois, on a le sentiment qu’il vaudrait mieux qu’il reste à explorer la carte du tendre.
 
A moins que ce ne soit déjà le premier effet du plan « Espoir banlieue », l’illustration du fameux « busing » par exfiltration du candidat Martinon depuis la banlieue déshéritée de Neuilly vers un poste de soixante treizième colistier sur la circonscription du Val Fourré à Mantes la Jolie. Quel bel exemple de discrimination positive ça ferait ! Et quelle victoire pour Fadela !
 
Je sais bien que dans ce quartier sensible du 92 on se consolera vite de la perte d’un David Martinon affublé d’une tête de « ouinneur » qui lui aurait valu à la scène une invitation enthousiaste à un fameux dîner de la part de Thierry Lermite.
Mais il a quand même bien droit à une petite oraison funèbre, le malheureux. Et qui pour la faire à l’Elysée ? Le porte-parole sursitaire ? Vous n’y pensez pas ! Allez tiens, ma bonté me perdra, je m’y colle et sans épargner mes oxymorons.
« Adieu donc, chants de la sirène Martinon dans la fraîcheur matinale d’un marché populaire de Neuilly (là ça va peut-être un peu loin comme oxymoron). Adieu bientôt, ténus trilles de petite flûte déversés aux avides et multicolores micros tendus sur le perron de l’Elysée ! Adieu bûcher des vanités. Adieu délices ministériels, vous qui n’avez fait que sonner le glas d’un cœur sombre et morose ».
 
Une dernière question avant de m’effondrer en pleurs… Au sein d’un cercle Elyséen qui se fonde de plus en plus sur l'idée (saugrenue ?) que la France serait envahie par d’occultes et noires puissances, hostiles au Président transcendant et néfastes à ses fastes, est-on en train, à l’UMP, d’ériger la trahison en bonne pratique politique ? Certes, vous me direz que c’est déjà fait ailleurs, et notamment au PS et au Modem qui compteront bientôt dans leurs rangs plus de déserteurs qu’il ne reste en Méditerranée de thons rouges, ces grands pélagiques avec qui ils partagent un don certain pour la nage rapide entre deux eaux.
 
Alors ? A chaque César UMP son Brutus ? On se prend à rêver. Guéant et Guaino déserteurs… Le petit salé abandonné, seul… sans ses lentilles. Fièvres et délires ! Un président moribond finalement lâché par son premier ministre, éructant, dans un dernier râle, « Tu quoque mon Fillon ». Divagations… Mais quel pied ! Et pour le coup, quelle teuf à Neu-Neu !
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