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De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

 

3615 code j'en peux plus

Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 16:06
Pour une fois, je ne vais pas trop délirer. Promis, ce n'est que partie remise. C'est qu'aujourd'hui une lutte de générations s’esquisse en France, autrement plus préoccupante que l’hyper médiatique clivage droite gauche et son cortège de plus en plus nauséabond de querelles partisanes et stériles. Vaines gesticulations de misérables lampions du bal de campagne, comme autant d’aveux d’impuissance publique, l’immobilisme règne, il triomphe, et derrière lui le poids énorme des égoïsmes. De toutes les classes sociales, les jeunes crient leur malaise, un même désir d’ailleurs qu’ils expriment, selon leurs possibilités, en se lançant sur les chemins de la contestation, de la violence ou de l’exil. Pour nos futurs gouvernants, quels qu’ils soient, un cri, un état des lieux et un souhait.
 
 Un cri
 
Jeunes en difficulté ? La déréliction familiale, le rejet de la société et la précarité leur volent l’espoir d’étudier et de se bâtir un avenir. Sans qualification ou étudiants surdiplômés ? Ils risquent la même précarité. Dynamiques et entreprenants ? On ne leur promet qu’un numéro de funambule sur le fil tendu entre un système financier qui rechigne à les aider et un état avide de les pomper jusqu’au dernier euro. Jeunes couples voulant accéder à la propriété ? Les banques ne leur laissent guère que le choix entre la location d’un deux pièces minable et 3 heures de trajet quotidien pour aller bosser. Est-ce donc cela le modèle social à la Française dont nous sommes si fiers ?
 
Aujourd’hui, les plus volontaires ou les mieux armés d’entre nos jeunes quittent la France et s’installent au Royaume Uni, aux USA... De plus en plus en Asie. Certains forment des rêves étranges et merveilleux où ils deviennent hauts fonctionnaires. Les étudiants descendent en masse dans la rue pour manifester contre le CPE. Comme d’autres mettent le feu à leurs banlieues... Formes diverses du même cauchemar, refus de l’assistanat et de la précarité, rejet du même système... Ironie du sort, leur lutte les oppose aux nantis du baby boom et autres soixante huitards gâtés par la vie, parangons d’égoïsme promettant à leurs enfants la pauvreté de leurs parents. Tristes post révolutionnaires, droits dans leurs bottes dorées, tartuffes d’une charité trop bien ordonnée dont la devise et la contribution à l’histoire pourraient se résumer à une formule : prenons nos désirs pour la réalité et après nous le déluge !
 
En ces temps électoraux, il y a un effort intense de l’ensemble des milieux politiques (et de certains médias) pour contenir le débat d’idées dans des limites superficielles et stupidement étroites, pour masquer la forêt des véritables enjeux derrière quelques arbres au fort pouvoir subjectif. La fracture sociale ? Bâtardise tout aussi ringarde que la marxiste lutte des classes. Le poids de la dette publique ? Faux débat lancé par quelques intégristes de la rigueur budgétaire et repris en chœur par des politiciens indigents, incapables de mener de vraies réformes. L’ordre sécuritaire et le respect des libertés individuelles ? Simples casseroles brinquebalantes au flanc d’un malaise économique qu’on ne prend pas à bras le corps. La mondialisation ? Chiffon rouge agité par des Don Quichottes alter-moulins-à-ventistes qui préfèrent inviter notre jeunesse à refuser l’inéluctable plutôt de l’y préparer. Salives  !
 
 
Un état des lieux
 
Quelques constats sur la France actuelle.
 
La dette publique
Avec 1 200 milliards d’Euros, soit 66% du PIB, notre dette publique génère un poids annuel de remboursement des intérêts d’environ 45 milliards d’Euros. Le deuxième budget de l’état (derrière celui de l’éducation nationale). Pantagruélique tonitruent certaines voix, à commencer par les chorales technocratiques de Bercy. L’équivalent de ce que rapporte l’impôt sur le revenu. C’est vrai, mais méfions nous des icônes.
 
Tout d’abord, l’impôt sur le revenu ne constitue que 6% des prélèvements obligatoires français (43 milliards d’Euros sur un total de 785 en 2006). Ensuite, une telle dette demeure raisonnable, dans la moyenne basse des pays de l’OCDE. Si nous avons amplifié la dette entre 2002 et 2007, c’est essentiellement parce que la croissance moyenne n’a été que de 1,7% pour un déficit annuel moyen autour de 2,5% du PIB. Pour faire le chemin inverse, il faudrait une croissance durablement établie au dessus de 2,25% avec un déficit structurel se réduisant de 2,5% en 3 ans pour revenir à l’équilibre des finances publiques en 2010, avec une dette publique à 58% du PIB (source Loi de finances LOLF 2007). Si les taux d’intérêts ne repartent pas violemment à la hausse, on stopperait immédiatement l’effet « boule de neige » des intérêts de la dette que nous reportons vers les générations futures.
 
Qu’il faille une gestion rigoureuse des finances publiques, incluant certains redéploiements de dépenses, c’est certain. Tout le monde est d’accord pour réduire globalement la dépense publique. Mais quand on regarde secteur par secteur, c’est plus difficile. Surtout quand on constate le manque de personnels dans l’éducation, la police, la santé, la justice. Judicieusement affectée, la dépense publique constitue un outil au service de la croissance et du bien être social. Certes le nouveau-né français hérite de la dette mais il hérite aussi des actifs publics (routes, écoles, crèches, maternités, etc.), de systèmes éducatif et de santé performants. Les intégristes de l’équilibre budgétaire à tout prix et de la réduction immédiate de la dette, ne font que verrouiller la mise en œuvre d’un programme de réformes aussi vitales qu’urgentes pour l’avenir de notre jeunesse. Et qui bien sûr, ont un prix.
 
Non, la réduction de la dette publique ne saurait être une fin en soi. D’autant que notre dette est relativement « saine » : la part extérieure (les créances sur l’étranger) reste contrainte. Nous n’avons pas, comme les USA, les moyens de faire financer notre consommation par le reste du monde. Et nous disposons d’une certaine marge de manoeuvre pour substituer une part de dette privée (par exemple du crédit immobilier pour les jeunes, comme indiqué plus loin) à la dette publique. Relançons plutôt la croissance.
 
Les transferts publics
Notre modèle social à la Française repose sur la sacro-sainte répartition (régimes de retraite et de santé). En gros, les actifs payent pour les inactifs, ou si vous préférez, les jeunes payent pour les vieux, logiquement plus consommateurs de prestations de santé et naturellement de retraite. Et comme la population vieillit de plus en plus, les jeunes payent de plus en plus. C’est irréversible.
 
Nul ne remet en cause le principe de solidarité entre générations. Mais que la part (en pourcentage) des prélèvements augmente régulièrement d’une génération à l’autre... C’est inéquitable ! Que le fardeau devienne de plus en plus lourd... Ce n’est plus de la solidarité, c’est du racket ! Pour prendre un seul exemple, le financement des retraites (c’est le principal poste des transferts sociaux devant celui de la santé), est passé de 6% du PIB en 1960 à 15% en 2006 et 29% sont estimés pour 2030 si on ne fait rien. Les 15% de PIB actuels représentent près de 275 milliards. Ca c’est énorme ! Les générations futures finiront par mettre un genou à terre. Et pour couronner le tout, on leur annonce que la pérennité des systèmes de retraite et de santé ne leur est même pas assurée. Malaise de la jeunesse vous dites ?
 
 
L’éducation supérieure
Selon le célèbre rapport de Shanghai, la meilleure université française pointe péniblement au 70ème rang mondial. Le budget consacré à l’éducation supérieure est de 1,2% du PIB en France contre près de 3% aux USA. Certes, l’état augmente régulièrement le budget de l’éducation supérieure. Mais l’argent à lui seul ne peut suffire. On n’« achète » pas l’éducation ou l’innovation efficaces. D’autres facteurs bloquants tels l’éparpillement trop important de nos universités, leur manque d’autonomie de gestion ou encore l’insuffisance de passerelles entre institutions publiques de recherche et entreprises privées ne peuvent faire l’économie d’une grande réforme de l’éducation supérieure.
 
 
Le financement des PME
C’est un lieu commun de présenter depuis des années nos petites et moyennes entreprises comme le gisement d’emplois le plus prometteur. Autant qu’il est de bon ton d’exhorter notre jeunesse à entreprendre, à ne pas avoir peur du risque. Mais comment ignorer les obstacles que les TPE et PME rencontrent pour financer leur développement, la difficulté d’accès au marché des capitaux, aux fonds privés et au capital risque (on compte par exemple moins de 600 « business angels » en France contre 60 000 en Grande Bretagne). Et comment passer sous silence la responsabilité, prise dans la dynamique du crédit aux PME et TPE, par un système bancaire français caractérisé par l’absence de concurrence (les 3 plus grandes banques commerciales détiennent 73 % du marché, contre seulement 31 % aux États-Unis).
 
 
L’accès au crédit pour les particuliers
Les Français sont sous endettés par rapport à leurs homologues des pays développés (66 % de leur revenu, contre 108 % en Allemagne, 132 % en Espagne, 138 % aux Etats-Unis, 160 % au Royaume-Uni). L’essentiel de l’endettement des ménages vient du crédit immobilier, le reste du crédit à la consommation. Une augmentation de l’endettement des ménages permettrait à plus de français de devenir propriétaires de leur logement. Elle servirait aussi de contrepoids à la réduction de la dette publique, en limitant les risques de diminution de la demande intérieure et d’augmentation du chômage liées à la contraction des dépenses publiques. Le seul hic, c’est que l’augmentation du taux d’endettement des ménages passe aujourd’hui par l’ouverture du crédit immobilier aux classes les moins favorisées et notamment aux jeunes. Il faudrait faire évoluer les pratiques bancaires, les rendre plus innovantes, mieux adaptées à relever les défis de demain. Mais on en revient... au faible degré de la concurrence dans ce secteur.
 
Certes, les programmes électoraux de droite comme de gauche affichent tous leur volonté de faciliter le financement des PME, d’ouvrir plus largement le crédit immobilier aux particuliers. En revanche, aucun ne pose clairement la question de l’opportunité d’une réforme du système bancaire français.
 
 
 
Un souhait
 
Messieurs les gouvernants, vous souhaitez tous orienter la politique économique de la France en faveur d’une croissance durable et structurelle, aussi indépendante que possible de celle des USA ou du cours du pétrole. Parfait ! Vous êtes unanimement soucieux d’améliorer la qualité des finances de l’état, leur aptitude à répondre au besoin d’accroître le potentiel de croissance et de bien être social, au moindre coût, sans augmenter la charge fiscale de vos concitoyens ou le poids de notre dette publique. Faites ! Augmentez les dépenses publiques productives, celles qui contribuent à la croissance (éducation, recherche, innovation, investissements dans les nouvelles technologies) et au bien être social. Incitez nous, particuliers, à réaliser nous mêmes (sans passer par les cases impôts ou autres droits de succession) ces investissements productifs et à placer directement une partie de notre épargne là où elle est le plus utile à la communauté.
 
Et de grâce, n’oubliez pas d’engager au plus vite les réformes structurelles sans lesquelles vos louables efforts financiers seraient vains. Celles des systèmes de retraites et de santé, de façon à garantir leur pérennité tout en allégeant le poids des transferts sociaux pour les générations futures. Celles de l’éducation supérieure, des universités et de la recherche, indispensables pour mieux préparer nos enfants à une compétition mondiale de plus en plus féroce. Celles de notre système bancaire pour relancer l’investissement de nos PME et d’améliorer les conditions d’accès au crédit hypothécaire pour les plus défavorisés et notamment les jeunes.
 
Les moyens financiers (la dépense publique représente environ 55% du PIB) et législatifs mis à votre disposition sont considérables. Ils sont à la hauteur de votre implication dans les affaires de notre pays et par conséquent de votre responsabilité dans l’avenir de notre jeunesse.
 
 
Sources INSEE, LOLF 2007, PIF gadget.
Par Argo - Publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 18:11
Bonnie Royal et Clyde Hollande peuvent se vanter d’avoir réalisé le hold-up du siècle sur le Parti Socialiste. Mais aujourd’hui, la formidable tempête médiatique s’est essoufflée et la dernière vague d’espoir est en passe de se retirer… Chaque jour nouveau révèle l’étendue du désastre sur la plage socialiste. Le désastre infini d’un parti qui a préféré lâcher la proie sociale pour l’ombre médiatique, qui a omis de proposer un programme et renié jusqu’à son identité pour céder à la sirène du «  Ni-Ni », ni social libéralisme d’un Strauss-Kahn, ni ancrage marqué à gauche d’un Fabius.
 
François Hollande avait soigneusement préparé le terrain depuis plusieurs années. Sa stratégie était d’éviter tout ancrage à gauche du PS, quitte à légitimer Jacques Chirac et son gouvernement, pour mieux préparer l’intronisation de Ségolène Royale aux Présidentielles de 2007. Ce qu’il n’a cessé de faire durant son mandat de premier secrétaire. Ses adversaires directs, représentant les courants de la gauche du PS, ont eu au moins deux occasions franches de battre en brèche cette stratégie. Deux violents rapides jalonnant le long fleuve tranquille qui menait depuis des années le couple Hollande / Royal droit au sacre socialiste de cette dernière.
 
Une première fois quand Hollande s’engagea derrière Jacques Chirac en 2005, dans le clan des « Oui » au référendum Européen, contre l’avis de l’aile gauche du PS. Une seconde fois en 2006, quand le premier secrétaire du PS refusa de demander la tête de Chirac et du gouvernement Villepin, suite au calamiteux retrait du CPE, sous la pression des étudiants, des jeunes, de la gauche anti-libérale et… de l’aile gauche du PS.
 
Dans les deux cas, Hollande joua la carte de la continuité du mandat de Jacques Chirac et de son gouvernement et la gauche du PS renonça au bénéfice de ses victoires. Fabius et Emmanuelli préférèrent attendre le congrès socialiste et sa fameuse « synthèse », pour tirer les marrons de feu, persuadés qu’ils en sortiraient vainqueurs et qu’un candidat représentant la gauche sociale serait logiquement investi pour combattre la droite aux présidentielles de 2007. Et dans les deux cas, le couple Hollande / Royal sauva miraculeusement sa tête.
 
On sait aujourd’hui ce qu’il advint. Quelques mois plus tard, Mme Royal était présentée par tous les sondages comme l’incontournable « arme fatale », la seule candidate PS capable non seulement de venger le 22 avril 2002 mais de battre la droite et Sarkozy. Image fabriquée et renvoi d’ascenseur de la droite à François Hollande par grands médias (Bouygues, Lagardère et Dassault) interposés ? Nul ne le saura jamais. Toujours est-il que le tsunami médiatique Ségolène Royal engloutit les espoirs placés par une grande partie des militants sur l’aile gauche du parti, le véritable courant social. De nombreux barons du PS, au moins aussi soucieux de conserver leurs mandats d’élus que traumatisés par l’électrochoc subi en 2002, se rallièrent au panache blanc de Mme Royal au terme, ironie du sort, d’un plébiscite quasi Bonapartien ou Chiraquien version 2002.
 
A cette époque, l’investiture de la championne socialiste laissa un goût très amer au sein des courants de l’aile gauche du PS. De nombreux militants furent désorientés par ce choix et l’exprimèrent très clairement. On contesta à Mme Royal la carrure présidentielle, la compétence, la pugnacité (quelle erreur !). Autant d’officiels et futiles prétextes destinés à masquer la formidable impression de hold-up réalisé par le couple Royal / Hollande et leurs fidèles sur le parti socialiste, son histoire et ses valeurs traditionnelles, à commencer par l’ancrage à gauche qui en constitue le fondement.
 
A l’extérieur du PS, le sentiment de défaite, de monumentale entourloupe, n’avait pas cours. Le peuple de gauche, bien loin des conflits internes du parti, soutint activement Mme Royal tout au long de la campagne. Mieux, il s’engagea derrière elle avec conviction et… sérénité.
Dès lors, à l’intérieur du PS, passé le temps des sarcasmes et de la déception, la seule option raisonnable fut d’emboîter le pas, faire bonne figure, se consoler contre mauvaise fortune en se persuadant que la victoire primait sur l’essentiel, l’identité du PS et son programme. Très mauvais calcul !
 
On misa donc unanimement (ou presque) sur Ségolène Royal pour venger l’affront de 2002 et passer le premier tour devant Le Pen et Bayrou (avec des chances importantes de succès), puis barrer la route de Nicolas Sarkozy le 6 mai (sans trop d’illusions). Le parti socialiste se lança dans un jeu dangereux consistant à apporter un soutien sans faille à Ségolène Royal lors de la campagne pour la présidentielle 2007, tout en contestant, en sous main, une large part de ses choix politiques, économiques et sociaux. Au sein de la gauche sociale, on prit ses dispositions pour s’opposer sur le terrain, aux orientations annoncées par Ségolène Royal (35 heures, lois Fillon, carte scolaire, rapprochement avec le centre, etc.) en même temps qu’on mobilisait fortement derrière elle.
 
Et comment pouvait-il en être autrement ? Les aspirations très socialisantes de nombreux militants du PS sont diamétralement opposées au projet politique de restauration de la V° République par la « démocratie participative » soutenu par Ségolène Royal. Projet « populiste » d’une candidate qui n’hésite pas à passer par-dessus le parti (notamment en créant son association « désir d’avenir »), ou à prôner des valeurs empruntées au cléricalisme : « l’ordre juste » à toutes les sauces, « je ne laisserai pas insulter Dieu ! », « aimez vous les uns les autres », etc… L’histoire du PS montre que ce parti n’a jamais fui les contradictions. Il y a quand même des limites !
 
Aujourd’hui, les jeux sont faits. Et bien faits et bien perdus. Mais que reste t-il au PS ?
 
Un courant ouvertement « social libéral » incarné par Dominique Strauss-Kahn, avec l’appui de Rocard et de JM Bockel. Choisir cette voie signifierait la droitisation du PS, en ligne avec les aspirations d’une large part de la société française actuelle. Mais pousser la logique jusqu’au rapprochement avec le nouveau parti démocrate de François Bayrou, entraînerait la ghettoïsation de la gauche du PS, sa scission et la mort certaine du parti. C’est très improbable.
Un courant de gauche sociale « à gauche de la gauche », avec les fabusiens renforcés par les amis d’Emmanuelli de NPS-SA, des ex pro-Montebourg qui avaient dénoncé le ralliement de ce dernier à Royal, et l’appui de FMDS avec Dolez et Filoche. En ces temps difficiles pour le PS, le recentrage « à gauche toute » et le retour aux valeurs historiques du parti paraît l’hypothèse la plus naturelle et la plus probable.
 
A court terme, il est impératif d’éviter une déroute aux législatives et l’explosion en vol du parti socialiste. Mais pour cela, il faudrait un capitaine qui puisse indiquer à des militants PS, aujourd’hui complètement désorientés, un cap plus réaliste que les « Venger 2002 » du premier tour et « Tout sauf Sarko » du second. Deux lignes politiques qui illustrent bien le désarroi du PS, deux slogans aussi négatifs que stupides  (Nicolas Sarkozy étant seul face à Ségolène Royal au second tour, « Tout sauf Sarkozy » a été perçu à gauche comme un blanc seing donné à Mme Royal pour conduire sa campagne au nom du rejet de l’autre).
 
On en revient alors à la question centrale au PS depuis plus de deux ans. Où est le programme ? Ségolène Royal était la candidate PS du « Ni-Ni », ni courant libéral DSK, ni courant Fabius. La candidate du « non choix ». Son « pacte présidentiel » à géométrie variable n’a jamais constitué un programme.
 

Retour donc à la case départ : qu’est ce que le PS aujourd’hui et quel est son programme ? L’UMP était fin des années 90 dans la même situation. Il s’en est sorti...   En 2002. Pour le PS, ça urge !

Par Argo - Publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 19:05
" Vers de nouvelles victoires " qu’elle nous lance la Madone radieuse au balcon solférinien de sa déconfitude du 6 mai. Nouvelles victoires ? Mince, j’ai du louper un épisode… Un écart en faveur de Sarkozy de plus de deux millions de voix, le score le plus large d’un second tour, si on excepte la mascarade de 2002. 6 mois avant l’élection, la gauche était archi favorite. Tous les sondages l’indiquaient et les raisons ne manquaient pas… 12 années de chiraquisme, l’immobilisme sur toute la ligne, le malaise social, le marasme économique… La France avait envie de respirer. La gauche avait balayé l’UMP aux régionales (20 régions sur 22) et aux Européennes. Du jamais vu… Une formidable vague rose… Brisée net sur la digue bleue ! Tu parles d’une victoire, Marie Ségolène.
 
Mais comment c’est arrivé ce bazar ? Le débat présidentiel avait pourtant tourné autour de questions économiques et sociales, de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’exclusion. Et sur ce terrain de prédilection de la gauche, c’est Sarkozy qui l’emporte ? Et sans avoir cherché à brouiller les cartes. Il s’est revendiqué ouvertement de droite. Il n’a pas dévoyé le débat avec les questions d’insécurité. Il ne s’est pas plus abrité, comme l’avait fait son prédécesseur, derrière l’écran de fumée de la « fracture sociale ». Il a complètement assumé sa participation au gouvernement Villepin. Il a annoncé la couleur, proposé du concret, expliqué sans relâche. Et il a gagné… Inconcevable il y a 6 mois !
 
Bien sûr, il y a des raisons. D’un côté, on annonce à des travailleurs à moins de 1 500 euros par mois qu’on va partager le travail sans baisser les salaires. Ca c’est du nougat ! De l’argutie mirifique d’intello doré sur tranche. De l’insanité de la plus haute volée. De l’équité façon Max Havelaar. Et sans arrière-pensées ! Ils ont peur de quoi nos redresseurs de torts à 4 000 euros mensuels ? Que leurs misérables employés finissent par bosser plus qu’eux dans l’espoir de grappiller quelques croûtes du fromage. De formidables ennuis en vue avec bobonne : « Que tes sous fifres fassent des heures, d’accord. Mais toi Pierrot, toi qu’a pas besoin d’en faire, ça te sert à quoi d’être sous chef si tu peux pas quitter le bureau à 16H. Si c’est pour qu’on se retrouve tous les vendredis dans le même embouteillage minable que les pouilleux, c’était pas la peine de l’acheter la maison de campagne !».
 
De l’autre, on leur dit que ceux qui le souhaitent auront la possibilité de travailler plus pour gagner plus. Y’a pas photo ! Le travailleur, même de gauche, il court pas après le partage de la mouscaille ! Il veut du concret, pas la médiocritude. Et aussi du bon beefsteak … Foie gras et champagne comme riches... Des belles vacances. Et surtout bien élever ses gamins, heureux, dans les bonnes écoles. Il prétend au bonheur, en somme. Il tient pas plus au temps oiseux passé à ressasser sa misère qu’à compter le sucre jusqu’à la fin de ses jours. Mijoter dans le temps libre comme un poulpe dans une bassine d’eau tiède, à part quelques trotskistes, ça n'intéresse personne.
 
Et quelle brillante idée le « Tout sauf Sarkozy »… Surtout quand il n’y a que deux candidats. «  Tous avec Ségo », c’était plus positif. Seulement voilà, ça écorchait trop certaines langues. Alors, y avait qu’à dire « N’importe quoi sauf Sarkozy ». C’était plus juste comme image. Parce qu’il faut bien reconnaître qu’elle n’avait pas trop la pointure Mme Royal face à Sarkozy et sa formidable machine de guerre. Ca sentait un peu l’improvisé, cette affaire. Ca girouettait ferme par moments.
 
Quant au dernier argument de campagne de Ségodzilla ? « Si vous m’élisez pas, le pays sera à feu et à sang ». Vous m’avez cassé mon jouet, je me venge. Na ! C’est digne d’une candidate aux plus hautes responsabilités de l’Etat ? Et puis cette façon de faire la morale, l’ordre « juste » à toutes les sauces, « aimez vous les uns les autres ». Quelle bouillie ! Elle prenait parfois pires accents cléricaux qu’une De Villiers de gauche, la Madone des sondages… Entre urne et bénitier, faut tout de même pas confondre les vases !
 
Du monde entier, des pays socialistes comme depuis les autres, on salue unanimement la campagne présidentielle Française, le taux de participation élevé, la victoire de la démocratie… On félicite Nicolas Sarkozy et on lui souhaite de réussir l’entreprise de redressement d’une France qui en a besoin. Si on s’en tire bien, c’est tout bénef pour eux aussi.
 
Chez nous, suffrage universel ou pas, on conteste encore… De lancinantes rancoeurs suintent de tous les cœurs de gauche. On dissèque le vote des vieux, on s’invective. On entrevoit 80 000 supposés cataclysmes ! Les mêmes vieilles peurs… La « fin des libertés », le « fascisme », le « fichage génétique », « Brazil » et « 1984 » à pleins démons… Johnny part en Suisse, on vocifère au scandale… Ah que coucou, il revient ?  On fulmine deux fois plus ! Sarkozy est trop présent, on suffoque. Il s’absente pour prendre 3 jours de vacances sur un yôôte, on crie Tchernobyl. Où qu’il est le tyran, qu’on reprenne les émeutes ? Et au cube encore ! Les coalitions grand patronales et leurs complots berlusconissimes. Medef et CAC 40, voilà bien nos transes ordinaires pour le quinquennat ! L’essentiel ! Mais ne nous inquiétons pas, il va revenir Nicolas, et en forme… Pas à la nage ! Il l’a promis, il va les faire bouger les lignes, dès son retour !
 
A l’extrême gauche, la LCR appelle à la résistance ! Eux, le concret ils s’en foutent. C’est les idées qui comptent et uniquement les leurs. La démocratie ils s’en moquent ! Vive la lutte finale ! Bader ! La bande ! Et dès mai, les Brigades Rouges 68 fois au service de la dictature prolétarienne ! C’est vrai qu’influencer une poignée de débiles pour qu’ils mettent le feu aux niches, c’est plus simple souk que de faire partager une idée du crétacé inférieur. Comme Jules Renard l'écrivait « Il ne suffit pas d'être heureux, il faut que les autres ne le soient pas. » La nostalgie du passé soviétique… L’inquisition par l’idée et Proletovitch enfermé derrière cent mille barbelés !
 
Au PS, à peine remis du 6 mai, on se prend à rêver de « renouveau », à pleins tuyaux idéologiques. On s’est réuni en comité pour ramoner les vieilles chaudières et repeindre la devanture de toutes les couleurs. On affirme tout et son contraire… D’un côté, on va prendre en compte les réalités économiques, le marché. Oubliée la généralisation des 35 H et on ne reviendra pas sur les lois Fillon. On s’improvise réaliste du jour au lendemain. Presque Sarkozyste… De l’autre, on va revenir aux vraies valeurs de la gauche sociale et anti-libérale. Taxer le patronat et le Medef et en finir avec ces aspirations sociales libérales qui brouillent la vue du militant de base. Zigzags, tantôts bredouilleux vers le centre, tantôts titubants vers la gauche. Tous farouchement bafouilleurs de leurs dogmes et bien conservateurs d’infinies certitudes ! Des postures et aucune idée neuve… L’alliance avec François Bayrou ? François qui, dites-vous ? Improvisations ! Il n’y a plus aucune ligne politique au PS. Seule la trouille de perdre trop de sièges aux législatives tient lieu de colonne vertébrale. Depuis 5 ans, le PS vit de « concessions ». On y confond contradiction (la synthèse de l’eau et de l’huile ça existe) et confusion, prises de position et antagonismes actifs. Résultat, mayonnaise ou béarnaise, rien ne prend ! Qu’importe, on continue avec la sacro sainte orthodoxie socialiste à la Française. Les exemples de l’étranger, de l’Espagne, de l’Angleterre ? C’est pas bon pour les socialistes Français. Nous c’est le congrès, les motions et la synthèse qui priment. La tambouille des social-démocraties qui réussissent ? Au cloaque !
 
Et qui va s’y coller à présent ? Fabius, Emmanuelli, Delanoë, Strauss-Kahn, Bockel ? Trop vieilles barbes ! Hamon ou Peillon ?  Trop jeunes poils ! Les candidats pour l’après 17 juin, ça foisonne, mais pas un qui souhaite endosser le costume de perdant des législatives. On continuera donc avec François et Ségolène. JL Bianco, porte parole du PS, nous annonce qu’« elle aura un rôle important dans la campagne des législatives, notamment sur le terrain ». Pour ses collègues, vu le nombre de mines qu’elle y a posé, mieux vaut que ce soit elle qui s’y fasse sauter le tailleur Chanel, c’est sûr ! Avant de rejoindre son compagnon dans la charrette.
 
Parce que ces deux là, avec leurs airs de ne jamais être d’accord, ils se sont fabuleusement entendus pour réaliser le hold-up du siècle sur le PS. Depuis la pantalonnade de la « synthèse » du congrès du Mans et ses fabuleuses rillettes imposées en novembre 2005 contre plus de 80 % des adhérents jusqu’à la légitimation permanente par François Hollande du gouvernement de Jacques Chirac, ils ont tout fait pour éviter l’ancrage à gauche du PS et la dérive vers le libéralisme social. Les rois du compromis et du Ni Ni ! Mais au soir du 17 juin, le goudron et les plumes attendent Bonnie Royal et Clyde Hollande. Jeunes ou vieux, les éléphants ne pardonnent jamais et ils ont de la mémoire, c’est connu.
 
Car il n’y aura pas de session de rattrapage en juin. Le PS perdra logiquement les législatives pour les mêmes raisons qu’il a perdu la présidentielle, loin des aspirations d’un peuple de gauche qui ne s’y retrouve plus, déchiré entre ses courants contradictoires, sans âme, sans cap, sans programme concret et sans leader. A la clé, à peine 100 à 150 sièges de députés… Un parti socialiste exsangue qui mettra des années à remonter la pente.  Plus de clivage droite / gauche et plus d'alternance possible. Et pendant ce temps, en l'absence de véritable contre pouvoir, un risque accru de voir la gauche sociale (la véritable opposition à l’UMP) abandonner, faute de combattants, les débats de l’assemblée pour les luttes de la rue, encouragée par une extrême gauche radicalisée et des syndicats revanchards. Au bout du compte, l’inverse d’une démocratie moderne. Encore merci Ségolène et François... Salives, cocoritudes et sourires en tailleur immaculé ? Peut être. Mais victoires ? Faudra vraiment que je change de dictionnaire…
Par Argo - Publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /2007 02:34
Bains de siège à la mutualité, le week-end dernier pour tenter d’évacuer les humeurs peccantes (mauvaises humeurs - du latin peccare : pécher) qui s’accrochent au PS. Puis réunionite et compagnie toute la semaine. «  Rénovation », «  Rénovation » ! Le mot est lâché, chanté, repris, scandé, psalmodié… Et une fois de plus, Hollande a préservé l’essentiel, le Ni Ni. Il a évité les petites tentations, les déplaisirs mous… Une remise à plat avant les législatives. Ne rien décider, entretenir la mayonnaise des sensibilités et jouer la musique guimauve des rancoeurs internes pour faire danser le fantôme d’un parti qui n’a plus grand-chose à proposer…
 
La gauche Française n’a toujours pas compris qu’elle devait abandonner ses fumeuses références historiques. Voilà le fait ! Oublier les romantiques revendications du temps des Trente Glorieuses, du plein-emploi et de l’hégémonie économique de l'Occident. L’électeur, on ne peut plus le feinter à vie avec l’Etat providence. Le miragineux progrès social illimité acquis sur le dos des générations futures ? Buffet à volonté ! La lutte des classes,  la constante amélioration de la condition du soutier sur le dos du bourgeois ? Byzance now et Bagdad demain ! Miasmes d’un passé bien révolu où la croissance justifiait tous les excès (réduction du temps de travail et de l’âge de la retraite, extension des régimes de protection sociale, dérive des budgets sociaux) et où les pays émergents ne fabriquaient que colifichets et millions de fanfreluches.
 
C’est quoi au fond un parti politique moderne et efficace ? Une manufacture à faire entrer les élus dans des cases ? A émulsifier les humeurs insondables ? A baratter le consensus mollasson ? Le PS aujourd’hui, en somme. Ou bien plutôt l’UMP, un appareil à servir la soupe au chef et la mirifique économie nationale ? La réponse est claire, on a vu les résultats ! Au risque de passer pour cynique, force est de constater qu’un parti qui a l’ambition de gouverner, c’est sec de cause, pain rassis pour élever la pensée politique…. Du cœur du parti, il ne sort aucune idée noble. L’homme y est brassé instantané de courants entre contre courants, mis sous cloche idéologique et avalanche de pèze,  formaté pour les grandes causes ; le patron et le marché. Coq et CAC ! Résignons nous, c’est fini le temps des partis qui gagnent à être connus, Simone Veil le sait qui prône leur suppression.
 
Aujourd’hui c’est le temps des leaders. Mais ils sont où les maestros du PS, libéraux et nantis libéraux ? Les Fabius, Emmanuelli et Mélanchon ? Sous la couette jusqu’au 18 juin. Y’a bien DSK. Seulement voilà, Kahn c’est Jet set, pas Gengis… Son carnet d’adresses c’est Davos, grand patronat, showbiz et compagnie. Pour le militant de base, ses valeurs c’est pognon, appartement de luxe, résidence à Marrakech et jaguar ! Sans parler des casseroles politico-financières et des honoraires plaqués or du temps où il bossait pour EDF, Alcatel ou Lafarge. Et puis c’est un prof… L’assaut du PS, le coup de force ça le répugne. Il préfère argumenter, convaincre, rallier à ses idées et à ses hautes compétences… Dans l’état du PS, c’est pas la bonne méthode !
 
Ségolène, c’est le contraire. Son truc c’est le coup d’état avec préméditation, le coup de pied au cul de la fourmilière socialiste et la prise de Solférino par la face nord. Les idées ? On verra plus tard. « Moi je », l’énergie d’abord, le reste suivra. Les échéances proches ? Elle n’est pas candidate à la députation. Pas folle la madone, elle vise direct l’investiture 2012. Une déroute socialiste en juin  jetterait mille feux sur ses 60% aux primaires et ses 17 millions de voix au second tour. Elle aura beau jeu de se faire reluire le bilan et de sonner le glas des éléphants pour écrabouiller l’appareil du PS. Il ne lui restera plus qu’à chambouler le calendrier et faire main basse sur le parti. Tant que François pâte à sel lui sert, qu’il reste aux ordres et avale toutes les couleuvres, il peut se maintenir, ensuite…
 
Touche finale au tableau de famille, ils ne peuvent pas se voir en peinture les deux maîtres du PS. Dans l’entourage de Jeanne d’arc, on traite DSK de « ripoux ». Lui réplique qu’elle « exerçait des fonctions subalternes, dans de petits ministères ». Alors un ticket Ségo-Kahn ? C’est plus exotique  que le numéro gagnant de l’Euro million. Maldonne !
 
A court terme, y’a pas le choix. Toutes les espèces du PS embarquent donc sur l’arche de Ni Ni, présentée par le premier timonier comme la seule planche de salut pour de fragiles élus avant tout soucieux d’échapper au déluge imminent, de survivre le temps que les eaux sèchent sur la fumière terre socialiste et qu’une colombe ou un corbeau ne revienne, rameau d’olivier au bec, annoncer des jours meilleurs. Le Paloma pour Sarkozy et le radeau de la méduse pour le PS… Chacun sa croisière…
 
Certains passent d’un navire à l’autre. Et sans emprunter la passerelle Bayrou. Faut avouer que le Modem peine à connecter les réseaux. C’est pas du haut débit, le parti orange. C’est tout juste du vieux RTC, phssshhh, phssshhh, phssshhhhhhhhhhhhhhhhh, Dung, Dung, Dung, phshhhhh pshhhhhhhhhhhhhhhhhhh diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnng… Le cri de la carotte ! 65 000 pré adhésions en ligne ? C’est gratuit, façon pétition, remplissez un formulaire de demande et on vous contactera. Ca engage à rien. Pour le nombre d’adhésions réelles et le pognon, les dons en ligne, on n’a pas les chiffres… Evidemment ! C’est émouvant et très lent tout ça. Du parfait texte ! De la bulle qui gonfle. De la grosse écume pour mini vague !
 
D’autres comme Thibault sortent de chez Sarkozy le sourire aux lèvres. Le chef Cégétiste préfère être reçu et légitimé par le prince que de tout miser sur son faible contingent d’adhérents ou les 2% de voix du PC. Ca peut se comprendre. A présent, il va réfléchir à deux fois avant de propager l’émeute. Tout le monde veut du bénéfice dans cette histoire. Sarkozy lui a promis, on discutera avec lui.
 
Et pendant ce temps, au PS on vit d’immobilisme, d’indécision et d’escampette. On s’est fait piller le coffre fort, délester des propositions concrètes et des images des pays socialistes qui réussissent. Il ne reste que contorsions et gesticulation des dirigeants, c’est bien là l’essentiel pour François Hollande. Ca lui permet de se maintenir un temps. Que l’usine à penser continue à mijoter synthèses improbables et compromis frelatés… Pâle popote ! Autant de suaves clystères intellectuels administrés depuis deux ans par l’apothicaire en chef. Vapeurs ! Vains remèdes pour un parti à la recherche de son fondement. Certains auraient préféré une saignée ? Ils attendront l’après législatives… Les bistouris sont prêts… Ils l’ont promis. Ils vont leur faire passer le goût des fables et des contes de fées aux militants. On va revenir au concret, au pondérable, aux sciences politiques exactes… Finies les hyperboles, cocasseries et sondages… Out le romantisme. La droite contre la gauche retrouvée ? Permettez qu’on en doute…
Par Argo - Publié dans : 3615 code j'en peux plus
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