Soutenir ce blog

Ajouter ce blog à vos favoris

Souscrire au flux RSS Souscrire au flux RSS

Ajouter à votre page Google

Ajouter à Mon Yahoo!

Ajouter à NewsGator Online

ajouter à mon msn

Ajouter à Netvibes

Souscriptions

M'écrire un email

Me contacter

Promouvoir cet article

 

Amour Spaghettis Musique et Cosmoparticules

 

 

 

Recommandé par des Influenceurs

Recherche

Partager ce blog

Cliquez ici pour recommander ce blog

Avant de lire

De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Mercredi 13 février 2008
D’ordinaire, dans la profession de « top gun », le parachutage suit l’éjection undefineden plein vol. C’est cependant l’inverse qui s’est produit, à Neuilly sur scène, pour un David Martinon aux faux airs de Val Kilmer. Prélude original à une chronique iconoclaste de la France contemporaine.
 
Quel embrouillamini sur Seine ! Tel son père, lâchant jadis Chirac pour Balladur puis Balladur pour Chirac et plus récemment les français pour les hautes sphères des puissants, des riches et autres mélomanes, Jean Sarkozy aiguise son sens politique dans le rôle, certes modeste, du félon municipal de Sarkoville.
 
Sans le moindre grincement de pêne, Jean Sarkozy fait sauter le petit loquet Martinon. Tel Judas, il le met à la porte (pardonnez moi si parfois j’ai l’ironie un peu… lourde). Le fils présidentiel débine le chouchou de l’ex première dame, candidat aussi putatif qu’empirique à la mairie de Neuilly, frappé de la double tare d’avoir jadis été favori de Cécilia côté cour et d’être, dans l’instant et côté jardin, médiocrement perçu dans les sondages.
 
Oh quelle fine leçon de politique ! Quelle promptitude ! Quelle spontanéité dans la trahison ! Girouette, pirouette et pour des cacahuètes ! A ce niveau, on confine à l’art. Et quel cruel sacrifice… l'anéantissement d’un ami. Pensez donc !
Saura-t-on jamais si cette décision fut inspirée par un « Quelqu'un m'a dit » soufflé à l’oreille d’un fils indécis et trop scrupuleux à l’orée de sa vie politique ? Ou bien si elle est déjà la manifestation d’un penchant atavique pour cette forme absolue et héroïque de partage et d’abnégation du moi qui tient lieu, au sein du clan Sarkozy, d’engrais pour le développement régulier d’une stature politique de premier plan ? Après tout, si comme le père l’affirme on peut « naître pédophile », alors pourquoi, oserai-je vous demander, ne naîtrait-on pas félon ? Hein ! Pourquoi ? Quand il y a des gênes…
 
undefinedQu’importe ! Pour le sympathique Jean c’est, pour ainsi dire, le salut par la gnose. Pour le soldat David, déjà traité d’idiot par le père, c’est la deuxième lame, le « tu quoque fili » imparable avant la dégringolade en oubliettes. Pauvre Martinon… Et on n’a même pas eu la délicatesse de le démettre de ses fonctions Elyséennes ? On attendra le prochain remaniement. A peine a-t-on épargné au porte-parole la honte d’avoir à annoncer lui-même l’éviction du candidat et les affres d’un voyage en Guyane qui, au vu du contexte, lui aurait immanquablement donné des cauchemars de bagne.
 
Ah Neuilly sur scène… Son univers impitoyable ! Ce matin, une folle excitation règnait parmi les habitants de ce quartier sensible, plus habitués au subtil parfum du patchouli qu’au nauséabond remugle des latrines électorales. Dans le ghetto du neuf carré, pré carré des Sarkozy, de zibelines en visons ce n’était plus que forts frissons, longs frémissements de frou-frous et demis soupirs sous mantilles et manteaux de cachemires. Bref, ça gloussait dur.
 
Imaginez un peu les têtes de Neuilléens (je ne suis pas sûr de l’orthographe de la fin du mot) ! C’est que dans leur royaume, depuis fort fort lointain, elles sont rares les franches occasions de frivolité électorale. Autant que les opportunités de s’élever au-dessus de la morne banalité d’un monde de nantis. Ah que l’on doit se sentir exalté, le coeur à la renverse et l’âme comme projetée à des années-lumière de la pénibilité d’un marché Windsor où on avait finit par se résigner à ce que le prix du kilo de poireaux rivalise sans fard avec une perte de trading de la Société Générale. J’en tressaille…
 
Et que dire de cette lettre de Jean Sarkozy adressée aux Neuilléens et dont je ne peux résister à vous citer un passage « Guidés par le sens de nos responsabilités à votre égard, nous avons considéré, en notre âme et conscience, que nous devions vous proposer un large rassemblement, ouvert à toutes les sensibilités ». Un large rassemblement qui commence tout de même… par un petit démembrement. Quoi de plus naturel !
 
Mais prends garde, candidat ! Car un pastis à Neuilly, en terre séculaire du charme discret de la bourgeoisie et de l’UMP, ça fait bastringue… Comment le président, fin renard de la politique n’a-t-il pu voir venir et régler la chicane qui couvait depuis un moment entre son porte-parole et… son propre fils. Bizarre, sur ce coup, il est singulièrement aux abonnés absents, Nicolas.
 
Parce que c’est fatras cette affaire… C’est Clash pire que cent dix mille « Rock the Casbah »… Et puis, imaginez que ça donne des idées à d’autres. Tiens, François Lebel (l’homme qui a uni le couple présidentiel), maire sortant du VIIIe arrondissement et candidat dissident face à Pierre Lellouche, a demandé à l’UMP de lui restituer l’investiture, dans la foulée de « l'affaire de Neuilly ». Grosse colère de Lellouche qui reçoit aussitôt le soutien inconditionnel de Patrick Devedjian. Et à Neuilly, le dissident non UMP Fromentin reçoit le soutien de l’UMP alors que l’UMP Teullé, ex colistier investi UMP et traître à Martinon, crée sa propre liste dissidente. Gros désordre dans la maison bleue. A quand la débandade générale ?
 
Suite à « l’affaire de Neuilly », Nicolas Sarkozy, lui même crédité de sondages aussi catafalqueux que la tête de l’immam Kerviel surpris en train de dévorer le petit cochon dans la Mosquée Générale, est ressorti berzingue de sa boite de Pandorre. Délaissant sa dulcinée, il a surgi du (chapeau) claque à la vitesse d’un lapin Duracell shooté aux amphétamines pour, une fois de plus, enfourcher son plus fidèle destrier : le JT de 20 heures.
 
Tiens ça me rappelle ma jeunesse, quand on chantait : « Un cavalier, qui surgit hors de la nuit et court vers la mésaventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épais, d'un Z qui veut dire Zéro ». Pardonnez si la mémoire me fait parfois des faux.
 
Dimanche soir, la cravate un peu de travers tout de même, il s’est fendu d’un discours magistral pour dégoiser à une majorité de couillons s’étant opposés au traité Européen, fut-il bénéfique, mini ou de Lisbonne, qu’il avait gagné… son pari de passage en force. Je sais bien que la mode n’est pas aux SOS, et encore moins aux SMS, mais j’ai du mal à comprendre l’intérêt de jeter ce kokorikesque message à nos faces plutôt qu’à celles des collègues chefs d’états européens avec lesquels il avait parié ? Serait-ce un autre écran de fumée ?
A force de chercher à reprendre la main par des contre-pieds dignes de son compatriote Puskas (dit le major galopant), Little Miss Sunshine va finir par se prendre les nougats dans la descente de lit. Parfois, on a le sentiment qu’il vaudrait mieux qu’il reste à explorer la carte du tendre.
 
A moins que ce ne soit déjà le premier effet du plan « Espoir banlieue », l’illustration du fameux « busing » par exfiltration du candidat Martinon depuis la banlieue déshéritée de Neuilly vers un poste de soixante treizième colistier sur la circonscription du Val Fourré à Mantes la Jolie. Quel bel exemple de discrimination positive ça ferait ! Et quelle victoire pour Fadela !
 
Je sais bien que dans ce quartier sensible du 92 on se consolera vite de la perte d’un David Martinon affublé d’une tête de « ouinneur » qui lui aurait valu à la scène une invitation enthousiaste à un fameux dîner de la part de Thierry Lermite.
Mais il a quand même bien droit à une petite oraison funèbre, le malheureux. Et qui pour la faire à l’Elysée ? Le porte-parole sursitaire ? Vous n’y pensez pas ! Allez tiens, ma bonté me perdra, je m’y colle et sans épargner mes oxymorons.
« Adieu donc, chants de la sirène Martinon dans la fraîcheur matinale d’un marché populaire de Neuilly (là ça va peut-être un peu loin comme oxymoron). Adieu bientôt, ténus trilles de petite flûte déversés aux avides et multicolores micros tendus sur le perron de l’Elysée ! Adieu bûcher des vanités. Adieu délices ministériels, vous qui n’avez fait que sonner le glas d’un cœur sombre et morose ».
 
Une dernière question avant de m’effondrer en pleurs… Au sein d’un cercle Elyséen qui se fonde de plus en plus sur l'idée (saugrenue ?) que la France serait envahie par d’occultes et noires puissances, hostiles au Président transcendant et néfastes à ses fastes, est-on en train, à l’UMP, d’ériger la trahison en bonne pratique politique ? Certes, vous me direz que c’est déjà fait ailleurs, et notamment au PS et au Modem qui compteront bientôt dans leurs rangs plus de déserteurs qu’il ne reste en Méditerranée de thons rouges, ces grands pélagiques avec qui ils partagent un don certain pour la nage rapide entre deux eaux.
 
Alors ? A chaque César UMP son Brutus ? On se prend à rêver. Guéant et Guaino déserteurs… Le petit salé abandonné, seul… sans ses lentilles. Fièvres et délires ! Un président moribond finalement lâché par son premier ministre, éructant, dans un dernier râle, « Tu quoque mon Fillon ». Divagations… Mais quel pied ! Et pour le coup, quelle teuf à Neu-Neu !
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 7 février 2008

Une vie sentimentale compliquée, une chute dans les sondages... Déjà 3 mariages et bientôt l'enterrement ? Pauvre homme... Il a tant besoin de vacances, de soleil, de ray bans, de rolex, de top modèles, de yachts, de folles roucoulades sur sable chaud. De ces petits riens qui lui font tout... De sa civilisation.

 

Compatissant à tant de douleurs, l'idée m'est venue aujourd'hui d'envoyer un SMS à Little Miss Sunshine : "Pars, on annule tout".

 

On ne sait jamais...

par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus