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De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Mardi 24 avril 2007
Avec Augustin, on bosse au bistrot de la plage. On passe les plats face à la mer où on ne va jamais. On n’en a que le bruit… et l’odeur. Alors on écoute souvent la conversation des clients. Ca nous fait des manières de sujets à débattre à l’office. A peine quelques jours qu’on a débarrassé les tables du premier service. Qu’on sinue mornes et lents vers le prochain… En cuisine, d’infinis prédicateurs, homélistes assombris du bocal et autres prophètes enfiévrés de l’apocalypse selon Saint François ont ressorti les vieilles casseroles et commencé à nous mitonner le plat du jour : Armageddon à l’étouffée avec déluges d’eau pressurisée, archipel du goulasch hongrois, gratinée de rafles et paralysie des bignolles. On s’y fera !
 
Aujourd’hui, nos regards sont tendus vers l’horizon. Au large, les grandes manœuvres ont déjà commencé. La flotte a fini de ravitailler et elle quitte la rade… Du radeau de la méduse à la croisade s'amuse, tous ont déjà embraqué le canal, mis en route pour suivre de près le grand "match-racing" du 6 mai. Agapes, fanfares et bal des faux culs… Deux challengers en finale de la coupe de l’après Chirac. A droite on s’est fait rutiler le cuivre électoral, repolir la quille. A gauche, on va essayer de se refaire la cerise sous le gâteau, on a soigné l’accastillage et modifié légèrement la dérive. Des deux bords, on est prêt à tout pour gagner quelques nœuds. En rade, de rares chaloupes anacycliques restent seules à godiller de droite à gauche et retour. Relu à l’orientale ou en cunéiforme, un rêve déçu c’est toujours triste. Entre le Tigre et l’Euphrate va falloir trancher. Le destroyer ou la gondole ! Déjà, la flotte cingle sans les attendre.
 
Au large, ça moutonne un peu sous la brise. C’est pas une tempête, à peine quelques bonnes risées. Ils vont pouvoir envoyer toute la toile. Misaines et brigantines ! Se gonfler sans retenue du souffle des électeurs… Perroquets perruches et cacatois ! Dans les génois que du plaisir… Sous toutes amures, les nœuds vont défiler.
 
Le petit brick a viré en tête la première marque du parcours. Pour l’instant il manœuvre pour rester au vent de ses rivaux. Il cherche à les contrôler. C’est assez confortable car le brick est un navire taillé sur mesure pour la course en mer. Pas pour rien qu’il a toujours été choisi par corsaires et négriers. Ses gabiers volent dans les hunes de l’actualité. On brasse partout… Et bien carré ! Les artilleurs pointent aux écoutilles. Ils entonnent gaiement «  A la saint Nicolas ». Le capitaine, satisfait, arpente la dunette. Il est entouré de nombreux lieutenants. Ce roi du cabotage se réserve pour l’abordage final. On a planqué la fiancée du pirate. Pas la peine d’attirer la mitraille, y’a déjà assez de boulets comme ça. A la soute ! On verra dans un mois pour l’en sortir.
 
Sous le vent, bâbord à lui, la Belle Poule, une goélette armée sur les bancs de Terre Neuve. Elle essaye de profiter de ses formes fines et légères pour gagner sur son concurrent. L’écoute est tendue et la voile est blanche. A ses côtés, son bosco et fidèle compagnon. Faux nez, air landais et vrai secrétaire au pays des coups bas. Ils attendent l’abordage aussi. Mais un peu moins sereins. A peine quelques chants d’espoir « Dès que le vent soufflera »… Histoire de se redonner du cœur à virer au cabestan… Hissez haut, Solférino ! Ils préfèreraient d’abord lui envoyer une bonne bordée d’enfilade au brick, histoire de dégarnir un peu les faux ponts et le gaillard d’avant avant la curée finale… Si possible lui briser le grand mât. Ce serait l’idéal.
 
Sous l’eau, le sous-marin orange patrouille. Ni au fond, ni en surface… Toujours entre deux eaux. Il préfère snorkeler gentiment en attendant la prochaine régate. Garder un coin de périscope officiel sur le spectacle. Et puis, en restant immergé, il éparpille moins ses troupes, forcément ! Certains matelots l’ont déserté à l’escale, au détour d’un estaminet, cédant aux charmes des filles de joie ou aux menaces musclées des sergents recruteurs. Pour l’instant il navigue à équipage réduit. Mais son axolotl de commandant possède une faculté hors du commun à renouveler ses membres amputés. Autant qu’à virer de bord lof sur lof… L’équipage entonne la chanson des marins de Groix… Nous étions deux, nous étions trois. Embarqués sur le Saint-François. Montradéritra la la la, Montradéritra la lalère …
 
Tout autour des deux finalistes, c’est le ballet de la flottille. Un vieux remorqueur avachi sur l’eau de la baie donne de la corne pour rameuter quelques coquilles. Inlassablement ! A nous les gars de la Marine, qu'il beugle. Son appel se perd sur l’eau. Alentours, les montagnes ont fini par se lasser de renvoyer son écho. Une galère s’est échouée volontairement à la côte. Sa grand timonière se fait robertement huer par les membres de l'équipage… Racailles les rouges ? Tintin non ! C’est juste qu’ils veulent pas finir Potemkine… Se débiner en scorbut à force de bouffer des gourganes. A bord des autres rafiots, c'est plus calme. Un capitaine a attrapé le mal de maires. Certains prennent l’eau et pompent. D’autres rament… La routine !
 
Augustin et moi, lorgné du bistrot, tout ce chambard nous dépassait un peu. On a quitté le service, cafardeux et saumâtres. Adieu madras, adieu foulards… Une journée entière aux bossoirs. On manquait de repères. Le boulot est dur et la régate est longue. On s’est confortés à l’office autour d’un quart de rhum. Avec Augustin, on a beau être nulle part, on est souvent ailleurs ! Homme libre, toujours tu chériras l’amer. Tu parles Charles !
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Lundi 23 avril 2007

Le 21 avril, le peuple français s’est exprimé. Pleinement et clairement. La France est de droite, gueule de bois ou ivresse de la victoire, c’est une évidence. Dans une campagne où la diabolisation du candidat UMP a été inversement proportionnelle à l’argumentation développée par ses adversaires, Nicolas Sarkozy se place tout en haut de la fourchette que les sondages lui accordaient et loin devant ses poursuivants.


Au soir du scrutin, les adversaires de Nicolas Sarkozy paraissaient aussi ouvertement vindicatifs que manifestement dépités. Au PS, passé le premier mouvement de soulagement, on s’est assez vite aperçu que la cause était entendue. Sarkozy a rapidement délivré son message, reçu fort et clair par ses supporters comme par ses adversaires. Le Parti socialiste a mis du temps avant de pondre le sien. C’était plus délicat, plus laborieux. Bayrou a dit merci et pas beaucoup plus.


A la télé, Sarkozy a envoyé la garde royale. Pas un membre de la famille n’a manqué au poste. En face, les ténors du PS ont timidement pointé leur nez ainsi que quelques soutiers de l’UDF inconnus du grand public. Ils ont bafouillé leur joie. Certains ont appelé un front « Anti -Sarko » élargi à voter pour Mme Royal au second tour. Mais comment cette manœuvre qui n’a pas fonctionné au premier tour réussirait-elle au second ? D’autres ont fait remarquer que 69% des Français n’avaient pas voté pour Sarkozy. De mémoire d’élections, je n’avais jamais entendu un argument aussi pathétique. Ils hésitaient visiblement entre jouer le jeu de Ségolène Royal pour le second tour ou le leur pour l’après 6 mai.


Car les éléphants du PS ne pardonneront rien à leur cornac. Ni d’être une femme dans un milieu d’hommes, pas plus d’avoir resquillé son investiture, encore moins d’avoir pris, pendant la campagne, ses distances avec l’orthodoxie du discours socialiste et l’appareil du parti. Bientôt on ne verra plus que des seconds couteaux et autres revenants du PS pour soutenir sincèrement Mme Royal et l’aider à négocier une sortie « honorable ».


Bayrou, lui, a perdu. Sa défaite est plus qu’honorable mais c’est une défaite. A présent, il est bloqué, pris au piège du ni-ni dans un second tour droite-gauche où il ne peut donner d’autre consigne... qu’un rendez vous pour les législatives. Fort de ses 19%, il garde l’illusion de pouvoir construire son nouveau parti, la sociale (mais pas trop faute de soutien à gauche) démocratie. Si on y regarde de plus près, il a tout perdu.


D’une part son parti, l’UDF, a explosé. Certains leaders d’opinion avaient rejoint Nicolas Sarkozy bien avant le 21 avril (Robien, Santini, Veil, Giscard), les autres députés UDF (très discrets pendant la campagne, y compris au soir du 21 avril) rejoindront en nombre le leader de l’UMP, ne serait-ce que pour conserver leur siège.


D’autre part, ses électeurs le fuiront tout simplement parce qu’il ne fait plus partie des bulletins qu’on pourra glisser dans l’urne le 6 mai 2007.


Saura-t-il reconstituer un troupeau à temps pour les législatives ? Rien n’est moins sûr. Quel ténor de la gauche modérée tel Dominique Strauss-Kahn lâcherait aujourd’hui le PS pour le nouveau parti alternatif du perdant François Bayrou ? Aucun.


Dans la marine, on dit qu’il ne faut jamais lâcher la main droite avant d’assurer une prise sûre de la main gauche (le contraire est également valable)... Bayrou l’a fait. Il a lâché la proie UMP pour l’ombre centriste. Le parti fort pour le parti faible. Calcul courageux, déjà tenté avant lui par la social-démocratie italienne et tout aussi perdant.


Ne nous y trompons pas, ce n’est pas Bayrou lui-même que la droite et la gauche courtisent. A-t-on courtisé Jospin en 2002 ou après ? Les cibles sont les députés UDF et les voix centristes pour la droite, les seules voix pour la gauche. Cela fait une énorme différence. Demandez aux Fabius, Mélanchon, Besancenot et autres Buffet ce qu’ils en pensent de Bayrou et de son idée d’allier le centre et la gauche modérée.


Stendhal, parlant de M. de Croisenois, écrivait : "Il ne sera toute sa vie qu’un duc à demi ultra, à demi libéral, un être indécis parlant quand il faut agir, toujours éloigné des extrêmes, et par conséquent se trouvant le second partout". Bayrou, lui, est troisième. Il dira beaucoup de phrases pendant quinze jours... De moins en moins ensuite... A peine quelques bribes en juillet... Et plus rien pendant cinq ans. Dans un système bipolaire, le Parti socialiste ne lui laissera certainement pas le loisir d’incarner l’opposition en cas de victoire de la droite. Et Sarkozy pas plus, au cas où la gauche l’emporterait.

Avec près de 19% des voix exprimées et 85% de participation, il représente une force significative et crée un nouveau centre de gravité de l’électorat centriste. La gauche sera bien obligée de prendre en compte ces réalités. Elle peut le faire avec l’homme François Bayrou ou plus vraisemblablement avec ses seules idées, comme Sarkozy l’a fait avec celles de Le Pen. Si le chemin politique de François Bayrou n’est pas barré à vie, il sera certainement plus pénible.


Nicolas Sarkozy peut savourer. Dans un rôle de favori, il a su confirmer. Il dispose de tous les soutiens nécessaires pour le second tour. La liste est aussi impressionnante qu’hétéroclite. De Jacques Chirac lui-même à Bernard Tapie, en passant par tous les ténors de l’UMP et de l’UDF qu’il serait trop long de nommer ici, jusqu’à Dominique de Villepin et l’icône Simone Veil sortie de sa réserve au soir du premier tour pour massacrer son ancien directeur de campagne François Bayrou en deux phrases assassines. La force de Nicolas Sarkozy aura été de construire une telle machine de guerre et de la ranger derrière lui comme un seul homme ou presque. Force est de constater que les Hollande, Lang, Guigou, Drey, Montebourg, Begag et Dupont-Aignan pèsent assez peu en face.


Une élection n’est certes jamais jouée d’avance. Le débat d’idées qui n’a pas eu lieu avant le 21 avril émergera peut-être entre les deux tours. Souhaitons-le ! Le front « anti-Sarko » est toujours fort, majoritaire en paroles à défaut de l’être en voix. Mais ce que d’aucuns présentent déjà comme un référendum pour ou contre Sarkozy est en soi un aveu d’impuissance. Et ne laisse au fond qu’un seul candidat en lice pour un second tour Sarkozy contre... Sarkozy.

par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Jeudi 19 avril 2007
Entrées
Patates au lard paysan comme au Larzac
Salmis de jeune faisan élevé à la graine de moutarde ancienne
Pâté de campagne, sauce verte
Soupe à l’oignon, son vieux croûton et la rouille
Grive ouvrière en cocotte lutée, sauce aigrelette
Andouille du bocage vendéen, sauce ravigote
Salade de cocos à l’aigre doux
Brouillade de truffes
 
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Plats de résistance
Tartare de crabe à la hongroise, ses pinces servies à part dans un bouillon à l’oseille, quelques pousses de roquette sauvage
Méli mélo de langouste rose, sauce hollandaise, sa jardinière de cocos plats et salade verte, quelques navets confits
Suprême de pintadeau fermier à la béarnaise, garniture de choux farcis à la Française, petits pois cuits à l’étouffée
Tête de cochon en marinade légère, salade de chicorée et sa timbale de nouilles à peine réchauffées au bain marie
 
PS : La farandole de St Jacques et ses escargots a été retirée de la carte
 
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Plateau de fromages affinés de maître Corbeau
 
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Ronde des desserts
Chaud froid de saison et son sorbet passion
Tarte fine à la dégelée royale
Soufflé glacé au pastis électoral
Millefeuille aux fruits rouges et son sorbet coco
Financiers aux amendes
Corbeille de fruits et de la Bourse
 
Café, mignardises, spéculoos, guimauves, tuiles et truffes à volonté. Apéritif offert par la maison : Kir royal, Cinzano de Bergerac ou P'tini colada. 
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 Carte des vains
 
Pour arroser votre menu de défaite, choisissez parmi nos grands crus classés, seconds vains, crus bourgeois ou simples AOC, blancs, rouges et rosés.
 
Château de Pez, Cru Bourgeois (50 cl uniquement)
Château Laroze, Grand Cru Classé
Château Le Bon Pasteur, AOC
Château Canon la Gaffelière, Grand Cru Classé
Château La Dominique, Grand Cru Classé issu de l’agriculture biologique
Château Olivier, Grand Cru Classé
Château Lynsolence, Grand Cru Classé
Château Troplong Mondot, Grand Cru Classé
Château Chasse Spleen, cru bourgeois
Château d'Arlay, Pinot noir
Château Fleur de Lisse, AOC
Château Nénine, AOC
* Château des Jacques et Château Bernadotte, épuisés
 
Bastide des Bertrands, cuvée Les Rocailles
Château Chemin Royal, cru bourgeois
Château Benêt-Lalliance, AOC
Château Vrai Canon Bouché, AOC
Domaine du Château Vert, route des vins de La Londe (près de Brice et de Nice)
Château La Poste, AOC
Domaine du Larzac, AOC
Domaine de la Grange Rouge, AOC
Château La Grave, AOC
Château Grand Moulinet, AOC
Château La Vieille France, AOC
Château Soutard, AOC
 
Pots-de-vin et pichets à volonté : Château Pipeau et Château Moulin à Vent. Bière Karcher (à la pression uniquement).
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Samedi 14 avril 2007
Avec plus de 40% d'indécis à une encablure du premier tour, un doux parfum d'incertitude flotte sur la marmite électorale. Mais que peuvent bien cacher ces 40% d'indécis ?
 
Une invention des instituts de sondages qui après leur débâcle en 2002, ouvrent cette fois grand le parapluie pour être sûrs de retomber sur leurs pattes quoi qu'il advienne. Possible ! 
 
De vrais indécis, déçus par une campagne médiocre menée par des candidats imprécis, aux programmes fluctuants, aux propositions parfois grotesques. Les cocus d'une campagne délibérément inscrite dans le pseudo cercle de lumière délimité par les instituts de sondages... D'une campagne de la pipolisation à outrance, du fait divers, de l'attaque personnelle et de l'invective érigées en arguments électoraux. Normal !

Et des "faux indécis", qui soit par pudeur, soit par sentiment de culpabilité taisent leurs intentions aux sondeurs. Ah les mesquins, les traîtres ! Certes aujourd'hui, afficher sa préférence pour François ou Ségolène est convenable. Les deux à la fois? Le ticket Ségolou, c'est carrément « tendance ». Un trotskyste ou un communiste ? Au plus vous adressera t-on le reproche de ne pas voter utile. Le Pen ? Il est presque devenu politiquement correct, depuis qu'on a bien compris en 2002 que toute victoire lui était impossible. Mais marquer sa préférence pour Sarkozy fait figure d'insulte, notamment aux yeux de ceux qui aujourd’hui en France, et surtout à Paris, distribuent la « considération ».
 
C'est vrai qu'il en fait des bourdes le Nicolas et qu'il ne manque pas une occasion de finir dans le goudron et sous les plumes de cent mille blogueurs déchaînés. A dessein ? Certes, tous guettent la moindre occasion de déclencher une attaque en règle contre lui. Pas toujours pour les bonnes raisons ? Tenez, quand je lis dans cet ordre le teaser puis l’article de Marianne, je me demande qui manipule qui... Tout ce patacaisse pour accoucher d’une souris, pour apprendre que M Sarkozy est de droite, égoïste, dur, carriériste. Défauts communément partagés par les principaux candidats et par ailleurs reconnus par l’intéressé lui même (cf entretien avec C Nay).
 
Pour apprendre que M Sarkozy est ... grossier. Il piquerait des grosses colères. Tiens ça me le rendrait presque humain le Nicolas. Il dirait "merde", "fais chier", "enculé", "bite" et "couille" ? Quel scoooooop M Kahn ! Vous avez bien vendu votre soupe. Au fait, je ne trouve dans votre article aucune source (hors celle de l’entretien C Nay et N Sarkozy). Untel aurait dit que... Tel journaliste aurait écrit que... N’importe quel couillon aurait pu l’écrire cet article, M Kahn, nul besoin d’être un éminent connaisseur de la vie politique Française.
 
Certains n’ont-ils pas le sentiment, parfois, d’en faire un peu trop dans la carricature ? De faire preuve de l'ostracisme et de l’intolérance qu’ils attribuent justement à celui qu’ils fustigent ? La paille et la poutre.  Et quand cela ne suffit pas, on envoie les rumeurs sur sa vie privée. Quelle fanfare furieuse à déglinguer un seul homme !
 
Mais à force de diaboliser Sarkozy, de façon parfois primaire, on peut se demander si une partie de son électorat n'a pas fini par culpabiliser et rejoindre la cohorte des 40% de réputés « indécis », ces imbéciles heureux qui vont voter pour quelqu'un. Et qui feront la décision dans la présidentielle 2007.
Dans ce cas, gare à la possible « divine surprise » qui attendrait les électeurs de l'UMP au soir du premier tour. Et à la grosse gueule de bois pour ceux qui, d’élucubrations égotistes en spéculations purement arithmétiques, de faux débats en attaques puériles, pensaient avoir flingué Lucifer et se voyaient déjà en haut de l’affiche. On en a vu d’autres…
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
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