Avant de lire
Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin
Il y a quelque chose d’exaltant et de merveilleux dans l'idée que la comédie et l’humour puissent être utilisés pour combattre de vraies tragédies humaines, l’injustice sociale, la pauvreté ou la souffrance dans le monde. Le « Comic Relief » (secours par le rire) nous montre ce chemin à l’image de notre national Clowns sans frontières. Pierre Desproges disait que « l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ». Comic Relief nous montre que l’on peut également « rire pour tous »... Le seul billet sérieux et solidaire de ce blog.
ventes de singles en Angleterre (le profit en est intégralement reversé aux oeuvres humanitaires). Il s’agit d’une reprise d’une chanson des « Proclaimers », figures écossaises de la pop des années 80, « (I'm Gonna Be) 500 Miles ». Elle est interprétée par les faux handicapés, Brian Potter (alias Peter Kay, comédien et humoriste anglais, animateur des « Phoenix nights ») et Andy Pipkin (alias Matt Lucas comédien de la série satirique anglaise « Little Britain »), et par les vrais « The Proclaimers » qui ont prêté leurs concours pour l’occasion.
A peine oubliée la caricature de duel « No pasaran Sarkosconi » contre « Jeanne Ségolénine au pays des centristes » et bientôt les législatives se dissoudront aussi sûrement dans les dernières volutes électorales de juin. Un dernier orgasme, notre semence citoyenne dans l’urne, puis l’été viendra et avec, la petite mort électorale pour cinq ans. Que restera t-il derrière cette formidable mobilisation ? Beaucoup de fureur, un nouveau président, un boucan énorme, une cravate pour une autre …Hier, j’ai été manger des spaghettis aux vongoles chez Denise. J'aime Denise et en plus elle est sympa ! Quand elle fait la cuisine elle écoute « Mika », « The good, The Bad and The queen » et « The shins ».
Dans un grand wok, elle fait dorer l'ail, une échalote ciselée et le persil dans un fond d’huile d’olive, elle ajoute quelques tomates concassées, un peu de vin blanc et les vongoles. Au fur et à mesure qu’elles s’ouvrent, je l’aide à débarrasser les vongoles de leurs coquilles et on les met avec leur jus dans une assiette creuse. On n’en laisse que quelques unes entières dans le wok.
Elle me sourit. On boit un verre de Viognier en apéro. Une buée parfumée monte de la cuisine. Je regarde ses grands yeux verts. Dehors il pleut. Elle est belle …
Elle jette les spaghettis dans la grande casserole d’eau bouillante (les pâtes, c'est comme Denise et moi, ça a besoin d’espace). J’aime la regarder quand son corps se tend au dessus de la casserole pour libérer délicatement les pâtes avec une spatule de bois. J’aime sa nuque, son dos, ses reins, ses fesses et ses jambes… Et les Shins…
On termine notre verre. Je lui dis qu’un jour il faudrait qu’elle refasse sa vie. Les pâtes sont prêtes, "al dente", elles les passe sous l’eau claire (ça élimine l’amidon) et les égoutte rapidement, puis elle les verse dans le wok avec la sauce.
Je mets le couvert. Les Shins susurrent doucement sur la chaîne hi fi. J’ouvre une bouteille de Chardonnay Trentino « I Piovi ».
Elle fait sauter le tout à feu vif quelques instants, puis hors du feu elle ajoute un trait d’huile d’olive, du persil
plat, un petit piment haché fin et les vongoles décortiquées, le sel, le poivre.
Elle me sourit toujours. On passe à table. Elle s’assied, je la sert, le vin … Les pâtes. A la pendule de mon désir, il est midi …
On mange, c’est délicieux. On parle de tout et de rien. Je lui demande si elle a entendu parler de ce complot fomenté par des extra-terrestres qui auraient pris contact avec la CIA, par l’intermédiaire de Roch Voisine… Elle me dit que non. Je lui réponds que c’est normal que personne soit au courant, et que c’est précisément la preuve qu’il y a bien un complot…
Ça la fait rire. Moi j'aime voir ses dents blanches sous ses lèvres encore humides du Chardonnay… Un ange... Pour un peu j’avale les coquilles. On écoute Mika, "Relax, take it easy"...
Le repas se termine … Avec un bout de pain, on se bat pour les dernières gouttes de jus au fond du wok. Nos mains se frôlent au bout des mouillettes. Un café. Un dernier verre de vin sur les papilles encore tièdies par le café sucré. La mémoire du bonheur…
Elle me dit qu’elle doit repartir au travail. On s’embrasse. On se dit à la prochaine. Je lui ai rien avoué de mon amour …
Comme hier, comme avant hier … Un jour, peut être... Alors demain, et puis demain et puis encore demain, je reviendrai goûter les vongoles à Denise !
Relax ! Take it easy ...
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