Samedi 28 avril 2007
Deux personnes ont parlé samedi… Pendant une heure cinquante. J'ai compris les questions, peu l'exorde, moins les réponses et rien aux conclusions. Seul éclair quand Mme Royal a dit « Il faut faire attention aux questions trop précises ». Sic ! Hissez bas ! Fallait le signifier dès le départ. Tout bouillie alors ? J'aligne volontiers l'analyse.La forme ? Salonnière au lustre caviardier d’un palace parisien. Symbole ! Duel au soleil. François ? Métamorphosé, calme et très clair. Et Ségolène ? Comme dab ! Deux fois le temps de parole imparti et pas moyen de la lui couper sans se faire accuser de tuer la liberté d’expression. Je ne savais pas qu’on pouvait bourreler autant de mots dans la même phrase. Autant de digressions en une seule réponse. Mascarpone ! François était toujours obligé d’expliquer son gazouillis. Quand il pouvait en glisser une. Pas souvent. Aucun style. Pas de jus. Salomon et Satanas !
Avant le débat ? Tout violence. Rodomontades et annonces fan-pharaoniques ! Pendant ? Tout miel amer à pleines tartines ! Un gentil berger à rameuter l’ovidé cavicorne ! Son seul objectif ? Affaiblir le PS avant les législatives. Une viole entêtée à la pêche au votant !
On les voyait filtrer nunuches sous les sourires, torves et bien larves. S’ébrouer, poulpes austères, en noirs jus de clins d’oeils dans le seul but d’embrasser l’électeur. Mascara ! L’intérêt commun à toutes bamboulas ! Grimpeur d’audimat orange empistrouillé dans le même cocon de contradictions que la chrysalide obscure. Rameurs salonnards à la même barque de soifs personnelles. Berzingue ! Tireurs acharnés de la même couverture électorale !
Mais le fond ? Les questions qui me tenaient à cœur. Le développement durable ? A peine deux phrases. Je cite Ségolène Royal « Augmenter la part des énergies renouvelables dans le nucléaire ». Et en plus, elle veut s’affranchir des experts. On est mal barrés ! Le pouvoir d’achat ? « Réviser le calcul de l’indice des prix » dit Mme Royal ? Sûr que ça va nourrir les pauvres... Salives !
Et le dialogue ? Tristes bacchanales média phobiques. Une heure et demie perdue à grésiller autour du pseudo bûcher de la démocratie en flamme... A danser sur ses cendres. Le seul point d’accord ? La peau de bel zébu ? Même pas. François a ménagé Méphistophélès et moqué Madone. Un pas en avant, un pas en arrière. Enfers et salsifis ! Un bâton pour chaque carotte.
Et le résultat ? Les électeurs de gauche retourneront à Ségo, ceux de droite à Sarko. Et les pauvres indécis ? C’était bien eux les premiers intéressés. Quels enseignements pour eux. Nada ! Qu’ils finissent à l’exode massif. Hop ! Sur les chemins bourbeux de la démagogie ruminante ! Attendre ou s’abstenir. Hères, la voilà votre mirepoix !
Comme rendre compte de tout cela ? Labourer de telles immensités de conformisme tiède devient bien agonie.... Ni bénis « Oui Oui », ni bénis « Non Non » qu’il a dit François... Pas une lueur nouvelle. Beaucoup de mots, tant de phrases pour dire si peu. Chiffons du cirque électoral ! Aucun engagement. Aucune indication. Pitié, arrêtons les débats. Déserts miragineux ! Sans exception. Même celui du 2 mai, si ça doit virer pareil crépuscule. Prendre parti ? Très peu pour moi. Je fuis l’urne. A l’orange je trépasse et tant pis pour la truite. Thèse, antithèse, mayonnaise... Aux tonneaux ! Tout cloaque !
par Argo
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3615 code j'en peux plus
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