Jeudi 25 octobre 2007
J’aimerais vous raconter une courte histoire survenue à un de mes amis.

« Marc habitait avec sa fille Sophie un modeste pavillon, accolé à un minuscule jardin où ne consentaient à pousser qu’herbes folles, et bien péniblement, comme à contrecoeur, au bout des banlieues sales et de leurs fumées grises.
Un jour, ils apprirent que la tante de Sophie, une personne très riche qu’ils ne voyaient jamais, était sur le point de mourir. Et ce même jour, le jardin donna une fleur, unique, fragile dans la rosée du matin. Pensant que c’était un signe, ils coupèrent cette petite fleur et partirent l’offrir à la vieille tante.
Arrivés chez elle, ils découvrirent une profusion de fleurs magnifiques et rares, expédiées par des gens riches, un luxe de compositions rivalisant d’éclat, de splendeur, de parfums et de couleurs. Quand ils s’approchèrent de son lit, la vieille tante, au seuil des ténèbres, les remercia pour leur visite mais elle ne prit même pas la peine de regarder l’enfant et la pauvre fleur tendue vers elle d’une main tremblante.
Marc et Sophie repartirent anéantis, l'âme retournée, comme si leurs cœurs s’étaient abîmés pour toujours au fond d’un gouffre vertigineux et glacé. »
Si cette histoire, inventée de toutes pièces par un parfait inconnu, vous touche, ne serait ce qu’un iota, si vous pouvez y croire une seconde, vous êtes au cœur de la cible électorale de Nicolas Sarkozy, expert en « gouvernance émotionnelle », en lettres de Guy Môquet, et président, au bas mot, pour 10 ans.
par Argo
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3615 code j'en peux plus
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