Soutenir ce blog

Ajouter ce blog à vos favoris

Souscrire au flux RSS Souscrire au flux RSS

Ajouter à votre page Google

Ajouter à Mon Yahoo!

Ajouter à NewsGator Online

ajouter à mon msn

Ajouter à Netvibes

Souscriptions

M'écrire un email

Me contacter

Promouvoir cet article

 

Amour Spaghettis Musique et Cosmoparticules

 

 

 

Recommandé par des Influenceurs

Recherche

Partager ce blog

Cliquez ici pour recommander ce blog

Avant de lire

De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Jeudi 1 mars 2007
N’en déplaise aux tenants d’un déterminisme forcené ou à ceux qui sont convaincus qu’il y a aurait un « sens de l’histoire », que notre passé continuera toujours à éclairer notre futur, de nos jours la « théorie du chaos » semble fournir un meilleur cadre pour l’analyse de la dynamique de notre société et notamment lorsqu’il s’agit de décrypter ou d’anticiper ses évolutions.
 
Aujourd’hui, on constate que l’évolution de nos sociétés découle de moins en moins de phénomènes de masse prédictibles et rationnels. D’infimes perturbations dont nous sommes bien incapables de prédire les conséquences prennent une part de plus en plus prépondérante dans la dynamique sociétale. Un phénomène connu sous le nom d’« effet papillon ». Nos consciences politiques se fondent parfois plus sur des réactions individuelles fluctuant d’anodins faits divers en échéances électorales, que sur de vastes et stables courants de pensée.
 
Ceci est probablement lié au monde dans lequel nous vivons. Un monde où la circulation de l’information devient de plus en plus fluide, instantanée, universelle, où des événements isolés peuvent être reliés très rapidement, avec les risques d’amalgame que cela comporte. Sans remettre en cause les bienfaits de notre « société de l’information », nous devons constater certains effets négatifs : la source croissante d’instabilité et de complexité qu’elle engendre et même si cela peut sembler paradoxal, le voile de plus en plus opaque qu’elle jette sur notre vision du futur.
 
La théorie du chaos ne fait pas référence à la définition que donnaient les Grecs anciens du chaos, «un gouffre sombre et silencieux ayant préexisté à toute forme de vie » et à la théorie sous jacente selon laquelle l’ordre naîtrait du désordre. Elle n’a pas non plus de rapport direct avec celle du « bordel ambiant » qui s’apparente somme toute à un modèle déterministe, relativement prévisible et assez bien étudié et décrit en France.
 
La théorie du chaos fût initialement formulée à la fin du XIX siècle par le génial mathématicien Henri Poincaré (et non pas par son cousin Raymond, l’homme d’état) lors d’une étude portant sur la stabilité du système solaire. Poincaré y mettait en exergue un phénomène connu aujourd'hui sous la dénomination de « sensibilité aux conditions initiales ». Elle fit par la suite l’objet de nombreux développements (Lyapounov, Wiener, Von Neumann) jusqu’à sa popularisation définitive par le météorologue Edward Lorenz, notamment en 1972 lors d’un article fameux destiné au grand public et intitulé « Prédictibilité : . Elle fit par la suite l’objet de nombreux développements (Lyapounov, Wiener, Von Neumann) jusqu’à sa popularisation définitive par le météorologue Edward Lorenz, notamment en 1972 lors d’un article fameux destiné au grand public et intitulé « le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ». Ou, si l’on préfère, comment un infime changement des conditions initiales (dans un système instable) peut-il déclencher un cataclysme planétaire ?
 
Cette théorie nous apprend en effet que certaines situations, compte tenu de la complexité des forces en présence, au lieu de conduire à un équilibre, peuvent mener à une évolution chaotique, impossible à prévoir et donc à maîtriser.
 
Nos responsables politiques pourraient s’en inspirer. Ils gagneraient à mieux prendre en compte la complexité et l’instabilité du monde dans lequel nous vivons, plutôt que de nous proposer :
-         Une vision de l’avenir totalement brouillée, inspirée au jour le jour par les mouvements browniens de quelques énergumènes ;
-        Une argumentation essentiellement basée sur l’évocation des ratages supposés du quinquennat écoulé, la recherche permanente des coupables, l’attisement systématique des tensions existant au sein de notre société, les attaques personnelles par média interposés et les invectives publiques ;
-          Une feuille de route tracée en fonction des échéances électorales.
 
Quant à l’effet papillon, en empruntant à l’actualité récente, nous pourrions par exemple nous demander « Comment l’arrestation d’un grand père chinois à Belleville ou celle d’un fraudeur congolais en gare du Nord peut-elle dégénérer en une manifestation de désobéissance civile, une guérilla urbaine, puis un cataclysme politique ? ». Quelles sont les forces en présence dans le milieu si perturbé de notre société ?
 
Les « papy chinois », « Angelo H » et autres personnes en situation irrégulière ?
Laissons la justice en décider calmement et objectivement, sans prêter attention aux délirantes légendes urbaines que leurs interpellations ont pu engendrer. S'ils sont coupables, ils seront punis pour leurs actes. Pas pour les émeutes car ils n'ont jamais incité la foule à intervenir en leur faveur ou appelé à la résistance des passants. Ils reconnaissent les faits qui leur sont opposés et leur sort suscite au fond peu de compassion, pas de contestation, aucune bienveillance. Ils se seraient bien passés de cette publicité autour de leur petite personne… Il en viendra d’autres après eux. Cocus de l’histoire, ils sont déjà oubliés… Ils ne constituent qu’un infime mécanisme du détonateur… Autant accuser le papillon d’être directement responsable de la tornade au texas. Pathétique !
 
Les forces de l’ordre ?
A la gare du Nord, non seulement elles ne sont pas à l’origine de la rixe entre Angelo H et les contrôleurs de la SNCF, mais elles auraient eu un rôle modérateur, selon les déclarations de l’intéressé lui-même. Certains débordements ne peuvent être exclus, mais globalement nous les missionnons pour maintenir l’ordre et je ne vois pas pourquoi, au nom de quelle logique, nous les empêcherions ensuite de faire le travail que nous leur avons confié. Absurde !
 
Les provocateurs et casseurs occasionnels ou chroniques ?
On ne peut nier l’existence d’une minorité d’adeptes de l’affrontement avec les forces de l’ordre et de la dégradation publique. Et comme aurait dit un célèbre trouvère, qu’ils soient jeunes ou vieux ne change rien à l’affaire. Abrutis d’la dernière averse ou vieux cons des neiges d’antan, il y aura toujours un petit stock de haine ordinaire, auto entretenue à l’ombre d’une minorité de cerveaux étriqués, prête à exploser à la moindre occasion (intervention policière, match de football ou manifestation). Rien de nouveau et surtout rien d’imprédictible. Rien qui ne justifie l’interdiction des matchs de football, des défilés publics ou des contrôles de titres de transport et d’identité. Allez les bleus !
 
Les banlieues déshéritées, le chômage et la fracture sociale ?
Comme c’est commode de mettre les agissements d’une minorité de hooligans dans cette perspective. Accuser nos banlieues de fabriquer une minorité de casseurs me parait tout simplement déshonorant pour la majorité silencieuse de leurs habitants qui n’attendent pas qu’on s’étripe entre politiciens logés à Neuilly ou Boulogne-Billancourt, à propos des causes probables ou de l’origine du mal. Pas plus que vous n’attendez du médecin qu’il vous fasse un cours sur l’origine de votre cancer et ses causes probables. Foutaises ! Ils veulent qu’on les en débarrasse. Point final !
 
Les medias
On ne peut les accuser de faire leur métier en surexposant certains événements jouant un rôle direct dans le débat électoral. Encore moins de servir un « complot global ». Pris individuellement, les media n’ont pas à justifier d’une quelconque vocation démocratique. Ce n’est pas leur objet. Certes, ils peuvent toujours être manipulés mais la pluralité d’opinions qu’ils expriment devrait au moins nous épargner le spectre du « complot global ». Pitié !
 
Les hommes politiques ?
Au lendemain de chaque incident, c’est règlement de compte à OK Corral. Chacun y va de son coupable, la droite, la gauche, les flics, la « racaille », les « barbares », l’Europe et l’Euro, la gratuité des transports, le capital, la fracture sociale et les banlieues déshéritées. On jette de l’huile sur tous les feux ! Un débat stérile dans lequel aucun n’avance de solution concrète et dont finalement M Le Pen sort gagnant. Sa sobriété aussi remarquable que calculée traduit sa certitude de profiter, in fine, aussi bien des événements que de l’étripage médiatique qui les suit. Aujourd’hui, M Le Pen n’a plus besoin de provoquer pour exister. Bien au contraire, l’agressivité, la pusillanimité de ses adversaires, lui permettront bientôt de se draper dans les habits du grand réconciliateur de la Nation. Et de rallier de plus en plus d’indécis. Et si la tornade, c’était lui ? Au secours !
 
On pourrait bien sûr citer d’autres forces qui interagissent. Mais si on s’arrête simplement à celles-ci, pourrions nous pour une fois les considérer individuellement et sans animosité ? Chercher ensemble à comprendre comment une modification, même subtile, de l’une d’entre d’elles peut mener à des conséquences désastreuses ? Et surtout, comment faire pour établir un équilibre ? Il doit être encore possible d’adopter une approche optimiste visant à changer positivement au moins un de ces paramètres. Et pourquoi pas plusieurs ?
 
Et pour conclure, puisque nos hommes et nos femmes politiques n’échappent pas eux non plus à l’effet papillon, ils devraient envisager un peu plus souvent la possibilité que leurs déclarations, loin de produire l’équilibre voulu, puissent induire des oscillations violentes et imprévisibles au sein de la communauté de leurs concitoyens. Et déclencher au bout du compte des séismes incontrôlables…
 
Pour éviter que le vote du 6 mai ne se résume pas misérablement, une fois de plus, à choisir quel papillon écraser pour éviter une tornade à la France. Avec le risque toujours possible, que le simple fait d’écraser ce papillon ne déclenche lui-même une autre tornade, en France ou ailleurs, demain ou encore demain, une histoire pleine de bruit et de fureur que l’idiot que je suis ne vous contera pas. Instabilité, quand tu nous tiens…
par Argo publié dans : Pas souvent mais je peux être sérieux
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mars 2007
Selon l’agence France Presse, Tilavo et Manao, deux lémuriens mâles sont nés de deux mères différentes, Holly et Linoa, au Parc zoologique de Paris, un événement exceptionnel pour une espèce en voie d'extinction dont il n'existe que 20 exemplaires en captivité dans le monde.
 
C’est même passé au 20H sur TF1 hier soir.  Chapeau ! Moi je dis bravo !!! Ca c’est de l’information ! De la vraie, de la chaude !
 
Mais j’en vois qui se disent : c’est quoi au juste un lémurien ? Ca a quoi de plus qu’un mec ?
Ca vit à Madagascar au coeur des forêts sèches et de la mangrove ? Bof, j’ai déjà été à la Réunion.
Ca se nourrit de feuilles et de fruits ? Nous aussi, on en mange tous les jours de la salade et des fruits.
Sa morphologie lui permet d'effectuer des sauts à plus de 10 mètres et il dispose également d'un répertoire de cris très variés ? Ben venez un jour de pluie, entendre ceux de ma gardienne quand je prends l’ascenseur (pour les sauts à plus de 10 mètres je privilégie généralement ce moyen), sans m’essuyer les pieds.
 
Alors quoi ?  Et puis, subitement j’ai réalisé la différence entre les lémuriens et nous ! Y’avait pas un mot du père ! Il n’est cité nulle part, le bougre. Au nom de quoi ? De la morale ? Alors que l'homme, quand il a deux femmes différentes… C’est exactement l’inverse ! Sur TF1 ou dans la presse on ne parle que de lui !
 
Certes, je concède aux esprits chagrins que le mec en captivité est très loin d’être une espèce en voie d’extinction et qu’on en compte infiniment plus que 20 dans le monde. Mais quand même !
Les lémuriens vivent une époque formidable !
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mars 2007

Ce matin, ma fille me parle de Tokyo Hotel, le dernier groupe rock (?) à la mode. Propulsé par les tubes "Durch Den Monsun" et  "Stichs ins Glück" leur dernier disque fait un carton... Elle adore ! Malédiction !  Vite je file sur Internet, je lis les critiques "Leur style totalement original et le fait que leur chansons sois en allemand on fait aussi craquer les jeunes francaise" (sic et pourtant je vous jure que j'suis pas à cheval sur l'ortografe). Même Lorie va avoir une irruption ! On dirait les enfants naturels des "2Be3" qu'auraient fauté avec "Hélène et les garçons" !...

Le secret de leur réussite ? Porter des fringues taillées pour envahir l'afghanistan, se coiffer fashion pétard pas trop mouillé, avoir un QI compris entre celui de l'oursin et du télésiège et surtout pondre des chansons à deux tenges dont personne ne comprend les paroles (allemand en l'occurrence) et d'une portée philosophique universelle, genre "Yeah, le feu ça brûle et l’eau ça mouille, ca c d'la balle".

Heureusement Bill, dans son blog consacré au chaud bizeness rétablit la vérité. Pour les filles, je ne résiste pas à la tentation de vous indiquer la vidéo des stars japonaises de Kyoto Motel,  les alter egos de nos compères allemands ?

Bon c'est décidé, lundi je demande au prof de piano de ma fille de me rembourser pour les deux années de cours qu'elle a pris chez lui. J'écris un album rock en Kazakh avec des chansons sur l'Oural et Baïkonour ! Je les chante à poil avec une plume et un casque à pointe. A moi l'eurovision ! Qui veux gagner des millions ! Je vais devenir une star du rock ! Ma fille va enfin m'admirer !

par Argo publié dans : Airs de la mer
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mars 2007
Flora effeuille délicatement la salade au dessus du blender. Ses ongles vermillon, pareils à des perles de sang font crisser les feuilles de roquette d’un vert foncé et brillant. Elle ajoute un trait d’huile d’olive, translucide et ambrée comme la peau diaphane de ses mains fines et longues…
 
A contre-jour dans la lumière crue de ce début mars, un tablier noué autour de la taille, elle me paraît plus grande, plus mince, plus pâle… Elle verse la crème liquide immaculée comme l’émail nacré de son sourire et le blender emporte le tout dans un tourbillon de fraîcheur jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus qu’une sauce lisse et fluide.
 
Pendant ce temps, j’ai décortiqué les grosses crevettes et mis à brunir leurs carapaces concassées dans un peu d'huile d'olive. Quand elles libèrent bien leurs parfums, j’ajoute le Noilly Prat pour déglacer, je laisse mijoter un quart d'heure à couvert et à feu doux et je passe au chinois. Je remets ce jus filtré dans la poêle, réduit à son expression la plus sincère.
 
Elle pose sa main sur mon bras, regarde par dessus mon épaule et me dis c’est parfait. Elle se penche sur le four et en sort des petits cubes de mangue qu’elle y a laissé confire doucement pendant 3 heures.
Je fais saisir rapidement les crevettes dans une poêle anti-adhésive bien chaude, avec un peu d'huile d'olive. Fleur de sel, une pincée de piment d’Espelette… C’est prêt.
 
Nos regards se croisent et nous nous sourions. Elle a sorti deux grandes assiettes blanches. Elle y coule un ovale de crème à la roquette d’un vert tendre et nacré, juste tiédie, puis l’entoure d’un cordon brûlant, orange intense, du jus corsé des crevettes. Elle dispose harmonieusement quelques cubes de mangue par côté, mélangés à des quarts de tomates cerises. Je dresse les crevettes au centre. Une pluche de cerfeuil… Quelques cristaux de fleur de sel…
 
Elle a retiré son tablier… Déjà les saveurs nous entraînent au dehors, loin des quartiers de Paris. Nous mangeons dans la cuisine,  l’un contre l’autre… Debout... Un foisonnement d’émotions nous emporte, ailleurs, au delà du présent et plus loin encore, derrière les complicités du silence !
par Argo publié dans : Amour, gloire et spaghettis
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus