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Avant de lire

De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Vendredi 16 novembre 2007

Il existe une critique complaisante et une autre, plus venimeuse, qui naît de la déception. Mais il serait trop réducteur de la limiter au seul Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, c’est bien le système entier, gouvernement, opposition, syndicats, médias, qui grince, coince, grippe.
 
Après de trop longues années à quai, le navire « France 2007 », équipage au complet, a entrepris la croisière à laquelle une majorité avait souscrit. Les balises du large sont doublées et, dans le sillage, les derniers amers ont disparu sous l’horizon, il ne reste que la pleine mer, et derrière l’espoir et les promesses de rivages meilleurs, derrière encore. L’équipage de « France 2007 », c’est un président, un gouvernement, une opposition, des syndicats, des médias et... des passagers... Nous ! Décortiquons un peu.

 

Un président ? Plutôt un formidable concentré d’activité... Ah ! Ce besoin de se montrer, toujours, de se répandre, partout, de faire n’importe quoi plutôt que laisser faire ses ministres, quitte à déraper, à se contredire. Il y a, dans cette présidence, un principe de frénésie absolue, un parti pris de transes... La saturation des masses par l’instantanéité, l’émotion... Voilà le style ! Une infinie sarabande, pas une minute d’intervalle entre deux figures imposées... Un rut ! Mais, peu à peu, il apprend. Ainsi vient-il de déclarer à Bruxelles qu’ « engager un référendum sur le nouveau traité Européen était dangereux et qu’il risquait d’être perdu, en France, au Royaume-Uni et dans d’autres pays », parce qu’il y a un « clivage entre le peuple et les gouvernements ». A défaut de démocratie, Nicolas Sarkozy n’est certes pas dénué de réalisme !

 

Un gouvernement ? Saperlotte ! Une fricassée d’hommes et femmes aux sensibilités hétéroclites, gauche, centre, droite, bercés par la même fascination, confits en politique, avides de maroquins, de cénacles, de hautes autorités... Englués dans ces quatre-vingt-dix-huit chapelles du pouvoir où ils mijotent, envoûtés microscopiques et serviles ectoplasmes... Bien plus soucieux de leur maintien aux commandes que de valeurs... Pitoyables gamètes accourus haletants au formidable coït républicain, fagotés là, à l’appel du maître, tant bien que mal, débiteurs de tout, fertiles à compromis, ramollis en effroyable mélasse.
Ils sont les féaux serviteurs d’un système aussi strict à réprimer la grande ambition (la présidentielle), qu’habile à stimuler les petits appétits, aviver les besoins de reconnaissance, les amours-propres, les vanités. Ministres, secrétaires d’état, rapporteurs... Petites flûtes... Ils ont au mieux la permission de résonner, en pointillés, creux et sans timbre, de la pensée vibrionnante de leur maître. Et c’est pas tous les jours !

 

L’opposition ? Le Modem ne pèse pas lourd, faute de financement, d’équipe dirigeante, de colonne vertébrale. De conflits internes en défections (demain Cavada ?), il tâtonne... Les idées ne suffisent pas, il manque un style. Le PS, lui aussi, a renoncé au style et à toute ambition présidentielle, faute de leader, de ligne politique à l’échelon national. Ses élus lorgnent ostensiblement les urnes régionales, municipales, cantonales. C’est la véritable force du parti et de longue date. On se prend à rêver d’un « Blair après Thatcher », on observe, on laisse Sarkozy faire le « sale boulot », on espère le faux pas.
Et puis, ne les a-t-il pas débarrassé de Strauss Kahn, de Lang, de Besson ? Pour quelques mois, personne ne veut la place de François Hollande. Delanoë, Royal ? On verra bien en 2008... D’ici là le PS est résigné aux vénéfices, aux envoûtements, réduit aux coups d’épingle... Brûler Sarkozy en effigie... C’est peu !

 

Les syndicats ? Il y en a de très révolutionnaires, énormément trotskistes, mais fauchés et trop « romantiques » pour être efficacement suivis. Et les autres, les « officiels » adoubés par le pouvoir, reçus à l’Elysée, financés, en liquide, par la jouvence de l’abbé Gautier-Sauvagnac (bizarre on n’en entend plus parler de celui-là), cet élixir à base d’extraits de planche à billets, utilisé dans le traitement symptomatique des troubles en rapport avec une mauvaise fluidité sociale. Que pas une de leurs voix ne s’élève au-dessus des dix et cent et mille murmures qui font la rumeur attendue, convenue, servile, putassière à l’écho des médias. « Ma petite maman chérie, je vais encore marcher ! Mais sois tranquille, quand tout cela finira, je travaillerai mieux, je gagnerai plus et ta retraite sera assurée ». Ils sont si loin de leurs bases, si peu représentatifs...
Jusqu’aux causes qui sont mal choisies. La France a voté Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse les réformes, inévitables, des retraites, des universités (votée sans coup férir en août, après avoir été substantiellement vidée de son sens), de la carte judiciaire, du service minimum. C’est donc cela... L’art de la grève ?

 

Les médias ? La presse n’est plus que l’instrument des partis, le fief des barons d’industrie, fils à papa ou « self-made-men », l’écho des chapelles... Elle se dérobe à toute pensée indépendante. La télévision ? Elle montre... Point final ! Quelle réponse y a-t-il aux images crachées par la télévision ? Habilement pilotée, elle n’est là que pour provoquer les réactions émotives du public afin que celui-ci exige, un jour, « spontanément », qu’on « fasse quelque chose »... Justifié ou pas peu importe, mais qu’on « agisse nom de dieu ! », qu’on intervienne à la régie des autobus, dans les facs, au Tchad, en Irak... Et, pourquoi pas, en Iran demain ? L’opinion a cédé depuis longtemps sa place à l’émotion. « Fournissez-moi les images, je vous fournirai la guerre », câblait William Hearst, le magnat de la presse américaine, à son correspondant à Cuba qui lui annonçait que tout y était calme.

 

Et nous ? Petit peuple ouvrier, petite bourgeoisie laborieuse, petits entrepreneurs pris à la gorge... Nous ! A l’affût d’un train qui ne vient pas... De prix qui ne baissent pas... Assiégés de charges et de paperasseries. Nous, millions de gens, vous, moi, qui ne veulent plus voir que le petit côté des choses. Le Concret... Le Pognon... Les Avenirs... Qui ne sommes préoccupés, que de notre fragile pouvoir d’achat, d’épanouissement familial, de nos petits lambeaux de bonheur. Nous n’en pouvons plus de contempler nos élites, immenses, inaccessibles, nous régaler d’effets d’estrade, s’abîmer de compromis, rivaliser de ficelles. De voir nos médias nous ravir de spectaculaires arabesques, de balsamiques cataplasmes papelardés en hâte à partir de la moindre cogitation fumeuse de l’Elysée, de Bercy, de Grenelle, du quai d’Orsay, de la place du Colonel-Fabien, crachés par les six faces du même cube, issus d’un système qui tourne en rond.

 

Tenez, les conflits, par exemple. A pleines manchettes... « Les négociations progressent » ! Sauf que... « Un compromis est trouvé »  ! Sauf que... « On se félicite » ! Mille bravos... Accords entre élites... Petits meurtres entre amis... J’en glousse d’extase ! Sauf que ? Eh bien sauf que le système s’est peut-être mis d’accord, que les médias nous en ont chanté les louanges... Mais qu’on continuera à marcher à pied... Cancer du manche ! Que les facs seront toujours bloquées... Bignolles ! Que la « base », l’infâme « base », elle, bloque toujours, mord, serre, ne lâche plus. A ce stade, l’information, c’est de l’art !

 

Parce que la base elle veut du mieux... Elle peut pas vivre que de jambon beurre et de beaujolais nouveau. Elle a trop subi d’entortillages à la noix, de lugubres malentendus, de pommades lénifiantes. Elle veut des réponses à la hauteur des promesses. Et vite ! Elle l’hurle au système, par le vote, par la manifestation, par la violence, s’il le faut. Les cœurs aussi finissent par se lasser de battre au diapason des gouvernements qui passent et s’en vont.

 

Alors oui ! Il existe une critique complaisante et une autre, plus venimeuse, qui naît de la déception.

 

Image : Source FreakingNews.com (et un grand merci à David).
par Argo publié dans : 3615 code j'en peux plus
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Commentaires

LA RUPTURE SARKOZIENNE... "un héritage gaullien"
...
LES BOBARDS SONT DE PLUS EN PLUS GROS ... ET GROTESQUES !

Yves Thréard, dans Le Figaro, voit plus de grandeur dans le discours présidentiel, qui renoue "avec un héritage gaullien". Et ce nouveau concept prouve que la "rupture" sarkozienne "s'inscrit bel et bien dans la tradition d'une 'certaine idée de la France'", écrit-il.

Il ne peut y avoir d'héritage gaullien dans sa rupture...

Yves Thréard "fantasme", comme tous les sbires de l'UMP, le délire est permanent pour adouber leur... "président" de patron !

Les VRAIS valeurs du gaullisme et d'une certaine idée de la France sont à des années lumières de la pensée unique de cet ersatz d'homme politique qu'est SARKO ! La mascarade a assez durée.

SARKO hyper-actif...
SARKO hyper-mégalo...
SARKO hyper-mytho...
SARKO hyper-mystificateur...
SARKO l'illusionniste…

ASSEZ... STOP !

Nouveau Traité européen (de Lisbonne… 81 % des français et 75% DES ELECTEURS EUROPEENS veulent s'exprimer par référendum…

Nouveau Traité Européen (dit de Lisbonne)
16 millions d'électeurs trahis !

ET VOUS ?

...EXIGEONS UN REFERENDUM !
SIGNEZ LA PETITION...
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/
commentaire n° : 1 posté par : jcb29arz (site web) le: 02/01/2008 10:50:36

Nouveau Traité européen (de Lisbonne… 81 % des français et 75% DES ELECTEURS EUROPEENS veulent s’exprimer par référendum…


Avant la ratification du traité, une réforme constitutionnelle est nécessaire, comme cela avait été le cas en 2005.
Pour que celle-ci se fasse, le pouvoir en place a besoin des 3/5ème des voix exprimées des parlementaires réunis en Congrès à Versailles le 4 février 2008.

Si 2/5ème des voix +1 ne se portent pas sur le NON à cette réforme constitutionnelle, le traité sera nécessairement ratifié, et la démocratie bafouée.

La minorité des 2/5ème est de 363 voix.

Or, il y a 204 députés socialistes et apparentés
+ 24 députés communistes et apparentés
+ 96 sénateurs du groupe des socialistes et apparentés
+ 23 sénateurs communistes et apparentés
+ 8 sénateurs radicaux de gauche et apparentés

= 355 voix de gauche qui pourraient se porter sur le Non.
Manqueraient alors 8 voix que la droite respectueuse de la démocratie pourrait apporter.

Le référendum est possible, à condition qu'aucune voix, socialiste notamment, ne s'égare !


Mais il y a des élections municipales en mars 2008 !

Rappelons-leur que nous ne serons pas dupes d'un refus de participation au vote, et que, ne leur en déplaise, les Français ont encore un bulletin de vote qu'ils peuvent encore utiliser tant qu'on leur en laisse la possibilité !

Écrivez à tous ceux qui briguent une mandature aux municipales pour leur rappeler que vous ne sauriez voter pour ceux qui méprisent le vote de leurs concitoyens.

« Noyez » toutes les instances socialistes sous les e-mails pour leur rappeler que leur trahison se paiera dès mars à moins que le PS ne fasse tout pour faire barrage au déni de démocratie fomenté par N. Sarkozy !


 


AGISSONS… IMMEDIATEMENT !



Nouveau Traité Européen (dit de Lisbonne)
16 millions d'électeurs trahis !


ET VOUS ?


...EXIGEONS UN REFERENDUM !


SIGNEZ LA PETITION...


http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/


------------------------------------------------


CONTACTEZ ET IMPLIQUEZ VOS ELUS...


Dès à présent (tout de suite, et avant la fin de l'année 2007), contactez tous vos élus de votre département,
Comment ? C'est très facile, en cliquant sur ce lien :


http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php?option=com_content&task=...


Ensuite c'est une procédure on ne peut plus simplifiée :
1 - Sélectionnez votre département (ex. pour moi 29-Finistère),
2 - Cliquez sur le nom du 1er de vos parlementaires,
3 - Une petite fenêtre apparaît avec la photo de celui-ci (ou celle-ci), une indication vous informe si il n'a pas encore signé l'appel CNR (Nous voulons un référendum),
4 - Cliquez sur "Ecrire à ce parlementaire", UNE LETTRE TYPE EST DEJA TOUTE PRETE !
5 - Indiquez votre prénom, nom et votre adresse e-mail... et en bas validez en cliquant sur "Envoyer"


C'EST TOUT !


Ensuite pour écrire aux autres parlementaires de la liste de votre département, c'est plus simple encore :
1 - Cliquez sur le nom du parlementaire suivant...
2 - Une petite fenêtre apparaît avec la photo de celui-ci (ou celle-ci), une indication vous informe si il n'a pas encore signé l'appel CNR (Nous voulons un référendum),
3 - Cliquez sur "Ecrire à ce parlementaire", (LA LETTRE TYPE EST TOUJOURS PRESENTE ainsi que votre prénom, nom et votre adresse e-mail - Indiquez votre prénom, nom et votre adresse e-mail)... et en bas validez en cliquant sur "Envoyer"


En seulement quelques "clics" et en moins de 5 minutes... vous permettrez de contraindre Nicolas Sarkozy, sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, à l'organisation d'un nouveau référendum, C'EST UNE EXIGENCE DEMOCRATIQUE MAJEURE pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.


commentaire n° : 2 posté par : jcb29arz (site web) le: 02/01/2008 10:56:22

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