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De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

 

Amour, gloire et spaghettis

Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 07:54

Certains dévorent les livres  ! Moi, je préfère les pâtes ! Et puis, à part Cinzano de Bergerac, L'Archipel du goulash ou Michel Strogonoff, les livres franchement ...  y'a pas de quoi en faire un plat !

Par Argo - Publié dans : Amour, gloire et spaghettis
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /2007 13:55
Flora effeuille délicatement la salade au dessus du blender. Ses ongles vermillon, pareils à des perles de sang font crisser les feuilles de roquette d’un vert foncé et brillant. Elle ajoute un trait d’huile d’olive, translucide et ambrée comme la peau diaphane de ses mains fines et longues…
 
A contre-jour dans la lumière crue de ce début mars, un tablier noué autour de la taille, elle me paraît plus grande, plus mince, plus pâle… Elle verse la crème liquide immaculée comme l’émail nacré de son sourire et le blender emporte le tout dans un tourbillon de fraîcheur jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus qu’une sauce lisse et fluide.
 
Pendant ce temps, j’ai décortiqué les grosses crevettes et mis à brunir leurs carapaces concassées dans un peu d'huile d'olive. Quand elles libèrent bien leurs parfums, j’ajoute le Noilly Prat pour déglacer, je laisse mijoter un quart d'heure à couvert et à feu doux et je passe au chinois. Je remets ce jus filtré dans la poêle, réduit à son expression la plus sincère.
 
Elle pose sa main sur mon bras, regarde par dessus mon épaule et me dis c’est parfait. Elle se penche sur le four et en sort des petits cubes de mangue qu’elle y a laissé confire doucement pendant 3 heures.
Je fais saisir rapidement les crevettes dans une poêle anti-adhésive bien chaude, avec un peu d'huile d'olive. Fleur de sel, une pincée de piment d’Espelette… C’est prêt.
 
Nos regards se croisent et nous nous sourions. Elle a sorti deux grandes assiettes blanches. Elle y coule un ovale de crème à la roquette d’un vert tendre et nacré, juste tiédie, puis l’entoure d’un cordon brûlant, orange intense, du jus corsé des crevettes. Elle dispose harmonieusement quelques cubes de mangue par côté, mélangés à des quarts de tomates cerises. Je dresse les crevettes au centre. Une pluche de cerfeuil… Quelques cristaux de fleur de sel…
 
Elle a retiré son tablier… Déjà les saveurs nous entraînent au dehors, loin des quartiers de Paris. Nous mangeons dans la cuisine,  l’un contre l’autre… Debout... Un foisonnement d’émotions nous emporte, ailleurs, au delà du présent et plus loin encore, derrière les complicités du silence !
Par Argo - Publié dans : Amour, gloire et spaghettis
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 23:17
Avec Eva, certains soirs d’hiver, quand la grisaille envahit Paris et que la pluie cingle sans discontinuer les carreaux de notre cuisine, on fait du pain perdu.
 
Eva découpe d’épaisses tranches de brioche qu’elle laisse, pendant la durée du dîner, tremper sur chaque face dans un mélange de crème liquide, sucre, jaunes d’œufs, une pointe de cannelle et une cuillerée de rhum brun.
Moi, je prépare la sauce caramel au beurre salé. Je fais fondre tout doucement le beurre salé coupé en petits cubes dans une casserole à fond épais. Lorsqu’il est liquide, j’ajoute 6 cuillerées de sucre et, toujours à feu doux je mélange énergiquement à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à que la pâte soit bien homogène. Hors du feu, j’ajoute du lait concentré (non sucré), puis je remets le tout sur le feu, en tournant sans arrêt jusqu’à ce que le mélange s’épaississe.
 
Une odeur de toffee se répand dans la cuisine. On est si bien ici, tous les deux… Dehors, toujours l’hiver… Et la pluie… Insidieuse et oblique entre les immeubles, toute entière à glacer les rares passants, à les aiguillonner sans fin vers des buts improbables.
 
Eva a mis les tranches de brioche à égoutter quelques minutes sur une grille puis elle les poêle à feu très doux dans du beurre jusqu’à ce qu’elles soient bien caramélisées de chaque côté.
 
A peine le temps d’échanger un sourire, un baiser… Je nappe le fond de deux assiettes rectangulaires de sauce caramel, Eva y dépose les tranches de pain perdu avec une boule de glace au yaourt Maritza par côté.
 
Quand bien plus tard dans la soirée, la respiration lente et régulière d’Eva trahit son sommeil et appelle le mien. Quand le froid et la nuit ont pris depuis longtemps le ciel et les toits de Paris, tristes et lassés de tant d’hivers accumulés. Je m’endors, ma poitrine contre son dos et mes genoux dans le creux des siens. Je n’entends plus la pluie. Je traverse la nuit, plus dense encore derrière le miroir des songes.
J'y retrouve la douceur et le calme d’une nuit d’été. Murmures, jeux d’ombres et de lumière sur l’épais rideau de coton animé par le souffle léger de la brise. En contrebas, de vaguelettes en ressacs, la mer s’entête à faire frissonner les galets de la plage. Et de temps à autres, l’aboiement d’un chien, plus loin...
 
Je rejoins Eva, ses rêves et toutes les promesses de recettes à venir.
Par Argo - Publié dans : Amour, gloire et spaghettis
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /2007 00:10
Les experts météorologues, savants en climatologie, présentateurs de la météo à la télé, saltimbanques en tous genres et autres chefs d'espadrilles s'accordent pour dire qu'il est « statistiquement plausible d'estimer que la France sera durement touchée par une recrudescence du port des tongs, durant une période qui devrait durer entre 15 et 25 semaines en 2007 ».
Mince ! Ca veut dire quoi ce jargon pompeux ! Quelle est l'origine de cet étrange phénomène ? « Certains éminents climatologues internationaux l'imputent au réchauffement climatique, d'autres, plus rares, pensent plutôt qu'il s'agit d'un phénomène cyclique et naturel lié à la mode ».
 
Mais alors ? On nous prend pour des mules ? Oui ou non, dans l'état actuel de la science, peut-on lier avec certitude le phénomène « tong » au réchauffement climatique ? C'est important ! Imaginez que de tempêtes et d'ouragans en prévision pour ceux qui cet été chercheront chaussure à leur pied...
 
Eh bien, autant pour la sortie du film « Le jour d'après » le lien semble établi, autant pour la tong on pataugase dans la semoule. Depuis le sommet de Rio, en 1992, jusqu'au protocole de Kyoto, force est de constater qu'avec nos tongs nous sommes dans une impasse et qu'une fois de plus la science est à la connaissance ce que la sandale Scholl est à l'érotisme !
  
Dans ces conditions, à défaut de certitude, pas de panique ! Les mecs, restez droits dans vos bottes, à l'aise dans vos baskets... Quant à vous les filles, rendez vous sur ma terrasse ! A chacun sa brochette... Et une fois de plus cet été, bravant tous les dangers... J'irai flasher sur vos tongs !
Par Argo - Publié dans : Amour, gloire et spaghettis
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