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De nombreuses années d'études des phénomènes féminin / politique ne m’ayant apporté aucune certitude, pas la moindre connaissance utile ou concrète, je suis bien conscient que la poursuite de mes recherches dans ces domaines n’est probablement plus motivée par l'espoir de faire avancer la science... Au delà de ce seuil, plus rien n'est sérieux. Bon vent !

Ô Dieu ! Accordez-moi la chasteté. Mais pas encore maintenant.
Saint Augustin

Jeudi 28 février 2008
Aujourd'hui, on étudie un nouveau sophisme " Travailler plus pour gagner plus ".
 
Cette affirmation vaseuse est formellement contredite à la fois par la petite réalité quotidienne et par la grande histoire. J'en apporte ici la preuve formelle.



La forme même des pyramides d'Egypte, nous révèle que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.

 
J'ai un pote, sa carte d'électeur, il l'a cramé devant mes yeux. Pour une histoire de lingerie, de soutifs, de bonnets blancs, tout ça. Dans un sens, il a pas tort...
par Argo publié dans : Un jour, un proverbe
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Lundi 19 novembre 2007
Aujourd’hui, un autre proverbe emblématique de la culture Française « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », mériterait d’être hissé en oriflamme au fronton de la République… Il s'adresse tout particulièrement à ceux de nos concitoyens affublés du méchant défaut de n’être que très moyennement dévoués aux grands desseins nationaux. Il vise à en faire des convaincus d’urgentes et nobles causes sociales, économiques, environnementales, humanitaires, que sais-je... Des enragés des grands projets, moutons solidaires et forcenés, des enthousiastes, des martyrs, s’il le faut…
 
Cette merveilleuse image est abondamment utilisée par nos hommes politiques quand il s’agit de ramener le français moyen sur le chemin de la vertu domestique et du noble renoncement de soi. Quand on désire l’encourager, au nom d’un supposé bien collectif, à accomplir une multitude de ces menus sacrifices individuels, si absolument utiles au confort des technocrates et à la reconduction des élites.
  
Je veux bien, mais à ce compte là, puis je suggérer à nos parangons d’abnégation par procuration, qu’entre autres :
 
- Les petits assauts font les grandes frontières ;
- Les petits berceaux font les grandes pouponnières ;
- Les petits faisceaux font les grandes lumières ;
- Les petits gardes des sceaux font les grandes oeillères ;
- Les petits impôts font les grandes misères ;
- Les petits jouvenceaux font les grands par derrière ;
- Les petits panonceaux font les grandes premières ;
- Les petits pesos font les grandes rentières (au Mexique, surtout) ;
- Les petits pinceaux font les grandes jambières ;
- Les petits pourceaux font les grandes pétaudières ;
- Les petits rizottos font les grandes rizières ;
- Les petits ruisseaux font (aussi) les grandes pissotières ;
- Les petits policiers municipaux font les grandes souricières ;
- Les petits sursauts font les grandes émeutières ;
- Les petits tasseaux font les grandes cornières ;
- Les petits tripots font les grandes tenancières ;
- Les petits trousseaux font les grandes héritières ;
- Les petits vaisseaux font les grandes croisières ;
- Les petits vassaux font les grandes serpillières.
 
(Etc. etc. complétez à votre guise). Et je vous laisse avec une version plus personnelle. Quand l’esprit critique ne pénètre plus suffisamment les esprits, les pensées ruissellent dans le sens de la pente… Des millions de petits ruisseaux boueux finissent par former un flot massif, impétueux, un grand fleuve de pensée unique, susceptible de balayer les rares contradicteurs et noyer les esprits libres.
par Argo publié dans : Un jour, un proverbe
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Samedi 3 novembre 2007
Entendant hier Nicolas Sarkozy en appeler pour la énième fois au « bon sens populaire », je me suis posé la question suivante : Mais qu’est ce au juste que ce fameux « bon sens populaire » ou « collectif » que les hommes politiques nous présentent continuellement comme une vérité absolue, à propos d’écologie, d’économie, de traité et mini traité constitutionnel Européen, d’OGM, de mondialisation, en somme de tout et de pas grand chose ?
  
Pour illustrer la valeur et la pertinence du concept de « bon sens » populaire ou collectif, quoi de mieux que de partir de l'analyse d’un proverbe, défini par le Larousse (2000) comme un « court énoncé exprimant un conseil populaire, une vérité de bon sens ou d’expérience... » ?
 
J'ai donc décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique sur ce blog : « Un jour, un proverbe ».  Et pour débuter, ce fleuron : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ».
 
« Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ! J’ai longtemps cru, dans mon innocente adolescence, que ce proverbe s’appliquait à ces états mélancoliques où l’absence de nouvelles conquêtes féminines me poussait, par une sorte de mécanisme naturel de compensation affective, à revenir invariablement vers l’avenante et rousse employée de maison de mes parents, « Frida » pour les intimes dont j'eus le bonheur d'être et, de façon plus générique, « La bonne » pour les autres.
 
Las, j’ai du me résigner à une explication moins romantique, acquise le jour où, contraint de voler de mes propres ailes, la crise du personnel associée à une diminution sensible de mon pouvoir d’achat mirent un terme définitif à des fantasmes de soubrette échafaudés dans le confort petit bourgeois des trente glorieuses.
 
Aujourd’hui, j’ai du mal à souscrire à la part de vérité universelle que ce proverbe est censé contenir.
 
Prenons ce blog en exemple. Sans nouvelles de ma part, vous devriez nécessairement conclure que tout va bien pour moi. Alors que je pourrais être mort... Et à contrario, tout billet, toute nouvelle, fût-elle excellente, devrait nécessairement vous inciter à penser que je vais mal. Et l’accumulation d’un trop grand nombre de contributions serait pour vous le signe irréfutable qu’un désastre imminent plane au dessus de ma tête.
 
Au terme de ce raisonnement limpide, j’aurais tendance à me méfier des proverbes, du  « bon sens populaire », des majorités en général et des hommes politiques, en particulier. D’un autre côté, je verrais comme une très « bonne nouvelle » le fait de n’avoir « pas de nouvelles » de certains hommes politiques un peu trop en vue ces derniers temps. C’est toute l’ambiguïté ! Le doute qui m’assaille ! Cette crainte sournoise que les fruits d’une pénétrante lucidité ne gâchent ceux d’une imagination trop fertile. Et réciproquement.
 
Et pour ceux que mon raisonnement aurait pu égarer, j’ajouterai par souci de simplification et de clarté que si la parole est d’argent, le silence est d’or et que toute vérité n’est pas bonne à dire à un homme averti qui en vaut deux et dont l’habit ne fait pas le moine. Chacun se fera son opinion et au plaisir d’avoir de vos... Mais ceci est une autre histoire...
par Argo publié dans : Un jour, un proverbe
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